Plus

    Derniers articles

    Liberté, égalité et… avortement ?

    Le 28 septembre marque la Journée internationale pour le...

    Le quartier européen, un air de New-​York à Bruxelles

    Bruxelles, début avril. Le soleil se reflète sur les...

    Changement de direction artis­tique chez Gucci : les adieux d’Alessandro Michele

    Cela faisait déjà quelques semaines que l’on sentait venir...

    Au Groenland, la fonte des glaces est proche du point de non-retour

    Selon une étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, ce n’est plus qu’une question d’année avant que la fonte de la calotte glaciaire du Groenland soit irré­ver­sible, elle serait arrivée à mi-​chemin du point de non-retour.

    Le rapport du GIEC l’a confirmé : le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, c’est main­te­nant. Au Groenland, les consé­quences se font déjà ressentir. Cette étendue de glace, aussi appelé inlandsis, est la deuxième plus grande masse de glace sur terre. Elle recouvre 80% du ter­ri­toire du Groenland soit 1,7 million de km2 dans l’Arctique. C’est une super­fi­cie égale à trois fois celle de la France.

    Mais depuis plusieurs années, sa calotte glaciaire a déjà commencé à fondre à cause du taux de CO2, un gaz à effet de serre, trop élevé dans l’atmosphère.

    500 giga­tonnes de CO2

    Les scien­ti­fiques estiment aujourd’hui que l’Homme a déjà rejeté 500 giga­tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Selon cette nouvelle étude, il suffirait de 500 giga­tonnes de plus pour que l’intégralité du sud de la calotte glaciaire fonde, le point de non-​retour. En tout, il faudrait un total de 2 500 giga­tonnes de CO2 rejetées pour que l’intégralité des glaces du Groenland fonde.

    La fonte de la calotte glaciaire s’accompagne d’un autre phénomène dévas­ta­teur pour la nature, l’élévation du niveau de la mer. La dis­pa­ri­tion de l’entièreté des glaces du Groenland entraî­ne­rait une élévation de 7 mètres. Sur les 10 dernières années, le niveau global de la mer a déjà augmenté d’un cen­ti­mètre à la suite de la fonte du Groenland. Si la fonte des glaces du globe continue à cette vitesse, ce niveau pourrait s’élever de 23 cm.

    Ces données ont été obtenues grâce à des simu­la­tions de climats, en variant les émissions de gaz à effet de serre entre 0 et 4 000 giga­tonnes, sur une période de 20 000 ans. Avec la neu­tra­lité carbone, la fonte des glaces serait beaucoup moins consé­quente que lorsque les modé­li­sa­tions uti­li­saient un taux de carbone élevé.

    Des consé­quences déjà visibles

    La dis­pa­ri­tion des glaces est déjà obser­vable. Entre 2003 et 2016, 225 giga­tonnes de glace fondent tous les ans. Plus la calotte fond, plus elle fond rapi­de­ment car son altitude diminue. En dépassant les 1 000 giga­tonnes de CO2 émis, la glace aura trop fondu et sera alors trop basse pour pouvoir se reformer. En 2022, les émissions de CO2 liées aux activités humaines étaient de 36,8 gigatonnes.

    Le rapport rejoint donc les inquié­tudes du sixième rapport du GIEC publié début avril et explique qu’il est urgent de ralentir au plus vite les émissions de gaz à effet de serre. En arctique, la fonte des glaces est trois à quatre fois plus rapide que dans d’autres endroits du globe, et si rien n’est changé, le point de non-​retour sera atteint d’ici 12 à 15 ans

    Celles qui ne veulent pas… Refuser la maternité dans une société qui ne le comprend pas

    Dans un monde où la maternité demeure un passage...

    Fermeture des Lilas : la crise des mater­ni­tés fran­çaises sous les projecteurs

    Vendredi 31 octobre, la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis,...

    Quand le vol du Louvre fissure le prestige culturel français

    Le 19 octobre, le musée du Louvre, symbole mondial...

    Contrepoint n°42

    Fermeture des Lilas : la crise des mater­ni­tés fran­çaises sous les projecteurs

    Vendredi 31 octobre, la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, a fermé ses portes après soixante ans d’existence. Pionnière de l’accouchement sans douleur, cette institution...

    Le football américain gagne du terrain sur les campus français

    Ces dernières années, les sports américains connaissent un véritable essor en France. Cette dynamique se ressent particulièrement dans les universités où les équipes se...

    SEPas d’ma faute : Quand l’utile rencontre l’agréable

    À Haverskerque, l’association SEPas d’ma faute s’engage au quotidien à faire connaître la Sclérose en Plaques au plus grand nombre. Entre ateliers créatifs, actions...