La lèpre, une maladie oubliée mais encore bien vivante

Maladie mil­lé­naire souvent associée à des images du Moyen Âge, la lèpre n’a pourtant rien d’un souvenir d’histoire.

« C’est une maladie oubliée, méconnue, mais toujours bien réelle », rappelle Florian Varnier, chargé de bénévolat à la Fondation Raoul Follereau. Si l’Organisation mondiale de la santé estime qu’elle n’est plus un problème de santé publique depuis l’an 2000, près de 200 000 nouveaux cas sont encore recensés chaque année dans le monde. La lèpre prospère là où la misère s’enracine : en Inde, en Afrique ou en Amérique du Sud, dans des zones où l’accès à l’eau, à l’hygiène et aux soins reste un luxe.

Une maladie d’origine bactérienne

Cette maladie, qui attaque lentement la peau et les nerfs, débute souvent par l’apparition de simples taches insen­sibles. Dépistée à temps, elle se soigne sans laisser de séquelles. Quand elle est laissée sans trai­te­ment, elle provoque des para­ly­sies, des dif­for­mi­tés voire des ampu­ta­tions et une exclusion sociale brutale. « Beaucoup de malades ignorent qu’ils sont atteints, pensant à un banal problème der­ma­to­lo­gique », souligne Florian Varnier.

Fondation Raoul Follereau Jeu Lepre
Un jeu de sen­si­bi­li­sa­tion organisé par la Fondation Raoul Follereau. © Fondation Raoul Follereau

La Fondation Raoul Follereau

La Fondation Raoul Follereau informe, soigne et redonne de la dignité à ceux que la société a oubliés. Elle soutient les pro­grammes nationaux de lutte contre la lèpre dans plusieurs pays, dont Madagascar, le Tchad, le Bénin et la Côte d’Ivoire. À Pobè, au sud-​est du Bénin, elle a construit un centre de référence dédié au trai­te­ment de la lèpre et d’autres maladies tro­pi­cales négligées. L’action de la Fondation ne s’arrête pas aux soins. Elle mobilise chaque année des milliers de bénévoles en France pour sen­si­bi­li­ser et collecter des fonds, à travers des campagnes, des expo­si­tions, des jeux éducatifs ou des inter­ven­tions scolaires. « On ne s’engage pas pour être dans l’air du temps, c’est pour répondre à un besoin », conclut Florian Varnier.

Pour en savoir plus et vous engager…
La Fondation Raoul Follereau souhaite étendre son enga­ge­ment jusqu’aux Hauts de-​France, en menant pro­chai­ne­ment des actions de sen­si­bi­li­sa­tion à Lille et en y consti­tuant une nouvelle équipe de bénévoles. Si cela vous intéresse, vous pouvez prendre contact avec le res­pon­sable régional.
Pierre-​Louis Lavigne via l’adresse mail : pllavigne@​raoul-​follereau.​org

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les crises migratoires, la France reste un pays d’accueil pour de nombreux réfugiés. À Paris, plusieurs...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et réveille les consciences. Présidente de Ciudadanías por la Paz, Paula Martinez incarne une diaspora qui...

World Radio Paris, la voix des expatriés anglophones

La ville de Paris accueille près de 330 000 expatriés, qui tentent de vivre dans une ville différente de la leur, où les coutumes...