Sept anecdotes sur une voix inimi­table, Edith Piaf

L’oiseau le plus célèbre de la chanson française avait les yeux sombres et une voix rauque, capable d’emporter les foules. Sa sil­houette frêle et sin­gu­lière a marqué les scènes du monde entier. Pourtant, avant de devenir une icône, son enfance fut rythmée par de nombreux chan­ge­ments de décor.

Née à Paris, Édith Piaf passe une grande partie de sa jeunesse à Lille, où elle commence à chanter. Après une carrière sous les pro­jec­teurs, l’artiste s’éteint en 1963, mais sa voix continue de résonner bien au-​delà de la Tour Eiffel.

La Vie en Rose au cœur des Flandres

Avant de devenir la voix de Paris, Édith Piaf a été une petite fille des rues de Lille. En 1925, elle s’installe avec son père et sa belle-​mère dans la capitale des Flandres. La future Môme découvre une ville bien loin des pro­jec­teurs qui l’attendent. Une enfance lilloise dont elle gardera suf­fi­sam­ment de souvenirs pour déclarer : « J’aimais beaucoup la ville et l’ambiance des rues animées. » Elle y aura vécu deux années, au cours des­quelles elle a appris à aimer la grisaille du Nord de la France.

Un surnom digne d’une fable pour enfant

Il était une fois une toute petite fille, si menue qu’on aurait presque pu la confondre avec un petit oiseau. Lorsqu’elle commence à chanter dans les rues de Paris, son allure ne passe pas inaperçue. Louis Leplée, le patron du cabaret où elle se produit, lui donne alors un surnom qui lui colle à la peau : « La Môme Piaf ».

Une dernière révérence sur la grande scène

Des années après avoir arpenté les rues lilloises, Édith Piaf y revient une dernière fois. Le 31 mars 1963, la petite sil­houette noire monte sur la scène de l’Opéra. Quelques mois plus tard, la Môme s’éteint. Lille aura donc été, sans qu’elle le sache, le dernier endroit où sa voix a résonné sur scène.

Un hommage cloué aux murs

À Lille, elle a fait retentir ses talons de 15 cen­ti­mètres et marqué les salles par sa présence hors du commun. Comment ne pas lui rendre hommage à son tour ? Près de la porte de Valenciennes, une rue porte désormais son nom : la rue Piaf. Après avoir foulé les pavés lillois, elle y a fina­le­ment laissé son empreinte de talons noir.

On trouve des vinyles d’Edith Piaf dans les rayons de la Fnac de Lille © Suchaire Maïa

Paris jusqu’à son dernier souffle

Le 10 octobre 1963, Édith Piaf s’éteint à Plascassier, près de Grasse. Paris, pourtant, refuse presque de la laisser partir. Son décès est déclaré dans la capitale grâce à un cer­ti­fi­cat falsifié, puis son corps est ramené clan­des­ti­ne­ment au cœur de la capitale. Même loin de ses rues, la chanteuse y aura donc trouvé sa dernière adresse.

Quand la star débarque dans la jungle

En 2012, Madagascar 3 offre à la Môme une drôle de seconde vie : Chantel Dubois, une policière française com­plè­te­ment déjantée, entonne « Non, je ne regrette rien » en récon­for­tant ses agents blessés à l’hôpital.

Un oiseau en Corée du Sud

A des milliers de kilo­mètres de la France, la chanteuse a aussi trouvé son public en Corée du Sud. « Ses chansons sont ensei­gnées à l’école dans les cours de langues » souligne Eunmi, étudiante en musique à Séoul. Preuve que la voix, elle, se passe parfois très bien de traduction.

L’oiseau le plus célèbre de la chanson française a quitté la France de nom­breuses fois, pourtant, ses sonorités ont continué de faire vibrer le pays. Lorsqu’on écoute son réper­toire, tout s’arrête le temps d’un refrain, comme si, soudain, Édith Piaf était encore là, quelque part entre deux notes.

Les Lycéens cherchent encore la meilleure manière de se faire entendre

En boucle sur les réseaux et dans les médias,...

Contre le sur­ef­fec­tif, les parents des col­lé­giens se mobilisent

Devant le collège Boris-Vian, mercredi 30 septembre, des parents...

Manifestation de la fonction publique : trois visages, trois histoires

Mardi 29 septembre, 4 300 personnes se sont mobilisées...

Contrepoint n°48

Les Lycéens cherchent encore la meilleure manière de se faire entendre

En boucle sur les réseaux et dans les médias, les images des dégâts causés par les manifestations lycéennes pullulent. Pourtant, les professeurs lillois interrogés...

Contre le sur­ef­fec­tif, les parents des col­lé­giens se mobilisent

Devant le collège Boris-Vian, mercredi 30 septembre, des parents d’élèves ont protesté contre le sureffectif. « On a fait un courrier au rectorat la semaine...

Manifestation de la fonction publique : trois visages, trois histoires

Mardi 29 septembre, 4 300 personnes se sont mobilisées à Lille pour demander une revalorisation salariale, à l’occasion d’un mouvement national. Portrait de trois...