Déjà présent sur les marchés avec son food-truck, Max Navaux travaille à l’ouverture d’un restaurant dans l’Audomarois. Un établissement pensé comme un lieu de formation pour des personnes en situation de handicap, avant leur entrée dans le monde du travail.
Pour l’instant, l’activité de Max Navaux tient encore sur quatre roues. À bord de son Jumpy transformé en food-truck, il sillonne les marchés et les événements de l’Audomarois. Une activité bien réelle, qui lui permet déjà de mettre en pratique les deux idées qu’il souhaite développer : faire découvrir une cuisine inspirée de ses voyages et travailler avec des personnes en situation de handicap.
Sur les marchés, Max Navaux en embauche déjà pour l’accompagner dans son activité. Une manière de leur faire découvrir les réalités du travail en restauration, au contact des clients et dans les conditions concrètes d’un service. Cette dimension inclusive occupe une place centrale dans sa démarche. Dans les assiettes, le cuisinier mise aussi sur le voyage. Ses nombreux séjours à l’étranger lui ont donné envie de proposer des recettes venues d’ailleurs, tout en privilégiant autant que possible les produits du territoire. « J’aimerais faire découvrir des plats nouveaux aux clients, tout en utilisant des produits locaux. L’objectif est aussi de travailler avec des producteurs de la région. »
Son food-truck lui sert ainsi à faire connaître sa cuisine, mais aussi à parler d’une idée qu’il mûrit depuis quelque temps. « Je présente le projet un peu partout », explique-t-il.
Un restaurant qui reste encore à construire
Car pour l’heure, aucun restaurant n’a encore ouvert ses portes. Max Navaux aimerait, à terme, créer un établissement à Saint-Martin-les-Tatinghem, mais le projet en est encore à ses débuts. Des échanges ont été engagés avec la commune pour réfléchir à un lieu qui pourrait l’accueillir. Rien n’est donc encore arrêté. Dans l’idée imaginée par Max Navaux, ce futur restaurant ne serait pas seulement un lieu où manger. Il servirait surtout de tremplin professionnel à des personnes en situation de handicap, qui pourraient y être accueillies pendant un à deux ans afin de découvrir les différents aspects du métier.
La formation ne se limiterait pas à la cuisine. Max Navaux voudrait aussi transmettre des notions liées aux achats, au calcul des coûts, à l’organisation d’une activité ou encore à la valorisation du travail. « Je veux qu’après, quand ils partent de chez moi, ils comprennent qu’il faut acheter les produits au meilleur prix et valoriser leur travail », explique-t-il. L’anglais pourrait également trouver sa place dans cet apprentissage. Max Navaux imagine notamment des échanges avec des établissements britanniques, qui pourraient venir suivre des cours de cuisine dans l’Audomarois.
L’objectif ne serait pas forcément de conserver les personnes formées dans le restaurant. « Soit on les met en contact avec des entreprises locales, soit on les aide à créer leur petite activité. » Certains pourraient par exemple effectuer un stage chez un artisan avant une éventuelle embauche. D’autres pourraient être accompagnés vers la création d’une micro-entreprise ou d’un petit food-truck pour travailler sur les marchés.
Pour Max Navaux, ce futur établissement serait donc avant tout un lieu d’apprentissage et de transition vers l’emploi. Mais avant d’en arriver là, le projet doit encore trouver un lieu, se structurer et franchir plusieurs étapes.