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    « J’ai l’im­pres­sion que c’est possible » : bientôt sur le marché de l’emploi, des étudiants en dernière année de jour­na­lisme se confient

    Certains, déjà, passent des entre­tiens d’embauche. D’ici quelques semaines ou quelques mois, les étudiants en 2ème année de master Journalisme International et Investigation – Histoire à l’Université Catholique de Lille entreront offi­ciel­le­ment dans le monde pro­fes­sion­nel. Interrogés l’année dernière à ce sujet, ils confiaient à Contrepoint leurs appré­hen­sions. Depuis, leurs sen­ti­ments ont changé. Ils se sentent prêts pour un nouveau départ.

    « C’est un métier difficile, mal payé, où les oppor­tu­ni­tés se font rares » pouvait-​on entendre l’année dernière des lèvres de plusieurs étudiants de la promotion 2023 – 2024, du master de jour­na­lisme de la Catho. Dans une ère où la confiance envers les médias est souvent remise en question, où les fake-​news circulent en grand nombre, il y a des jours où il est difficile pour les étudiants de se projeter dans le futur.
    L’année dernière, ils confiaient avoir plusieurs sources d’in­quié­tudes : la possible faible rému­né­ra­tion des premières années de travail, la concur­rence entre les dif­fé­rentes for­ma­tions en jour­na­lisme, et le secteur qui est plutôt bouché. Mais un an plus tard, inter­ro­gés sur le même sujet, tout semble différent aux yeux de ces futurs jour­na­listes. Bien que des inquié­tudes sub­sistent, la passion, elle, prend le dessus.

    Faire ses preuves

    « Ces craintes-​là ne concernent pas que les étudiants en jour­na­lisme, tout le monde les ressent un jour, peu importe le secteur » constate en premier lieu Maxime. « D’un point de vue personnel, je ne suis pas très inquiet. Je pense que les dif­fi­cul­tés varieront selon ce vers quoi nous voulons aller, mais nous trou­ve­rons tous quelque chose un jour ou l’autre » assure l’é­tu­diant, à la veille d’un entretien d’embauche pour un CDD en radio.
    Réconfortés par leurs stages effectués en milieu pro­fes­sion­nel l’été dernier, ceux qui arrivent au bout de leur cinquième année d’études dans le supérieur sont confiants. « Mon stage au sein du service vidéo du Figaro a changé ma position sur le marché de l’emploi. J’ai gagné en confiance, observe Emma. Aussi, main­te­nant que l’on arrive à la fin du master, j’ai l’im­pres­sion de prouver « à la moi d’il y a 2 ans » que c’est possible » raconte-​elle le sourire aux lèvres. Elle garde en tête ses échanges avec les jour­na­listes du Figaro. « Je suis allée poser mes questions de manière très franche à mes collègues, par exemple sur leur salaire, et j’ai été agréa­ble­ment surprise par le contraste qu’il y avait avec le discours que l’on peut entendre en cours » avoue-​t-​elle. L’étudiante porte un regard d’es­pé­rance sur les pro­chaines années : « J’ai conscience que tout ne va pas venir comme ça. Il va falloir du travail, pour que je prouve que je suis méritante. Mais j’y crois ».

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