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    Réseaux sociaux, redéfinir la per­cep­tion des cheveux texturés

    Le cheveux bouclé à souvent été considéré comme une contrainte, mais aujourd’­hui, il revient en force. Romain Bergamaschi, expert capil­laire et créateur de contenu sur les réseaux sociaux, s’exprime sur le retour en force des cheveux bouclés.

    Les cheveux bouclés ont longtemps été associés à des contraintes. Pourquoi, selon vous, cette texture a‑t-​elle été autant dévalorisée ?

    Romain Bergamaschi. – Pendant des années, les cheveux bouclés ont été vus comme un « problème » à résoudre. Les salons de coiffure pro­po­saient sys­té­ma­ti­que­ment des lissages, et il y avait un manque de conseils adaptés. Les gens avaient l’impression que leurs boucles étaient un défaut à corriger, plutôt qu’une par­ti­cu­la­rité à embrasser. Il n’y avait pas d’informations fiables sur la manière de prendre soin de cette texture. La mode et les standards de beauté ne favo­ri­saient pas vraiment les cheveux bouclés.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à partager vos connais­sances capil­laires sur les réseaux sociaux ?

    R. B. – J’ai toujours eu une vraie passion pour les cheveux. En fait, j’aurais aimé devenir coiffeur, mais ma mère ne voulait pas. J’ai suivi une formation en médecine, mais ma passion pour le cheveu ne m’a jamais quitté. Lorsque j’ai commencé à partager des conseils sur TikTok et instagram, je me suis rendu compte qu’il y avait un réel besoin d’informations, surtout pour les personnes aux cheveux bouclés, qui demandent une routine particulière.
    Depuis quelques années, on observe un regain d’intérêt pour les cheveux bouclés. Qu’est-ce qui, selon vous, explique cette évolution ?
    R. B. – Je pense que la montée en puissance des réseaux sociaux a joué un rôle clé et notamment à l’arrivée de TikTok en 2021. Avant, les gens se sentaient souvent seuls avec leurs cheveux bouclés, mais aujourd’hui, ils peuvent se connecter avec une véritable com­mu­nauté. On voit de plus en plus de personnes assumer leurs boucles sur les réseaux ou dans la rue.

    L’industrie capil­laire semble se trans­for­mer, mais vous évoquez aussi un manque de transparence ?

    R. B. – Oui, l’industrie capil­laire est très influen­cée par le marketing et, mal­heu­reu­se­ment, on assiste souvent à une forme de dés­in­for­ma­tion. Il y a beaucoup de buzz autour de certains produits qui, au final, ne sont pas forcément adaptés aux cheveux bouclés. Ce qui manque, c’est une véritable com­pré­hen­sion des besoins spé­ci­fiques des cheveux texturés. Les gens cherchent des produits res­pec­tueux de leur texture, mais parfois, c’est difficile de s’y retrouver dans toute cette offre. De plus, il est de plus en plus difficile de dif­fé­ren­cier le vrai du faux, étant donné que l’influence sur les cheveux est tota­le­ment saturée.

    Vous évoquez dans une vidéo une expé­rience marquante où l’on a touché vos cheveux en direct à la télé­vi­sion. Est-​ce que ce genre de gestes est encore fréquent ?

    R. B. – Oui, mal­heu­reu­se­ment, ce genre de micro-​agression sont toujours présentes. Cette fois-​là, en direct à la télé­vi­sion, quelqu’un a posé la main sur mes cheveux sans me demander. Pour beaucoup de gens, cela peut paraître anodin, mais pour ceux qui portent des cheveux bouclés, c’est souvent vécu comme une violation de l’espace personnel. Même si le regard sur les cheveux bouclés à gran­de­ment évolué, on peut toujours retrouver ce genre de com­por­te­ments chez certaines personnes.

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