Repair café : le domaine de la répa­ra­tion en plein essor

La région des Hauts-​de-​France est la plus dense en ce qui concerne les ateliers de répa­ra­tion. Parmi eux, les repair cafés qui per­mettent de réparer ses objets gra­tui­te­ment. Un concept de plus en plus populaire.

Ils sont au nombre de 120 dans les Hauts-​de-​France. Les repair cafés attirent de plus en plus de monde pour faire réparer ses objets. C’est le cas de Safia, qui y vient depuis trois ans. Ce jour-​là, elle était à celui de Villeneuve d’Ascq pour restaurer sa machine à café. « La dernière fois, j’étais venue pour faire réparer mon aspi­ra­teur, et il s’est avéré que c’était juste un fil qui s’était un peu déchiré. Ça aurait été dommage de le jeter ». Un service efficace qui profite également à la planète. « Je viens aussi ici pour des raisons éco­lo­giques. C’est mieux de réparer les objets qui peuvent encore être sauvés, plutôt que de jeter direc­te­ment et devoir en acheter des nouveaux ».

Une solution pour faire des économies

Faire réparer ses objets au repair café, c’est gratuit. « La prin­ci­pale raison qui fait que je viens ici est finan­cière. Ça m’évite de payer de nouveaux objets ». Le domaine de la répa­ra­tion est en plein essor et est devenu un véritable business. Des grandes enseignes ont intégré un système de répa­ra­tion, comme Darty ou Decathlon. Il existe même une start-​up, Murphy, qui propose une formation de tech­ni­cien. Mais pour faire réparer ses objets, il faut compter une centaine d’euros. Au repair café, c’est gratuit.

Tout le monde peut devenir réparateur

Une des spé­ci­fi­ci­tés des repair cafés est que les répa­ra­teurs ne sont pas des pro­fes­sion­nels. Ce sont des bénévoles, pas­sion­nés de la répa­ra­tion. « Il faut avoir un sens du dépannage et de la main­te­nance. Après, on apprend sur le moment » explique l’un des répa­ra­teurs à Villeneuve d’Ascq. Audrey Roussel, la res­pon­sable de ce repair café, se dit satis­faite des résultats. « Je n’ai presque jamais rencontré d’échec, ils arrivent toujours à réparer les objets. La dernière fois, c’était même un robot Moulinex des années 80. » En trois ans, ils ont accueilli près d’une douzaine de répa­ra­teurs. « On est plein à chaque atelier. Si on avait de la place pour dix ou quinze personnes sup­plé­men­taires à chaque répa­ra­tion, on pourrait les accueillir » ajoute-t-elle.

Pratique : Trouvez les repair cafés de la région en cliquant ici

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