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    À chaque achat chez Zara, je culpabilise 

    Les étudiants sont souvent décrits comme la géné­ra­tion la plus engagée pour l’environnement. Pourtant, la fast fashion continue de remplir leurs armoires. Jusqu’où les étudiants sont-​ils prêts à aller pour concilier leurs valeurs et leurs réalités finan­cières ? Contrepoint a sondé une centaine de jeunes âgés de 18 à 25 ans, via Instagram. Résultats et témoignages.

    Bien que dis­tinctes dans leurs approches de la consom­ma­tion, Aya et Lou-​Anne, toutes deux étu­diantes, partagent une même tension entre la conscience des enjeux éco­lo­giques de la fast fashion et l’attrait inévi­table pour cette industrie. Aya, 23 ans, nous explique être éveillée sur les pratiques des­truc­trices de certaines marques. Bien qu’elle ait banni Shein de ses achats, sa prise de conscience s’arrête là. « Pour les autres marques, je me mets des ‘œillères’. Je ne cherche pas à connaître pré­ci­sé­ment l’impact envi­ron­ne­mental ou les condi­tions de travail associées à leurs pro­duc­tions », admet-​t-​elle. Toutefois, elle reconnaît la nécessité d’un chan­ge­ment. « Je réalise, que je n’aurai d’autres choix que d’évoluer vers une consom­ma­tion raisonnée. Cela demande du temps, de la réflexion et des efforts », insiste t‑elle.

    Aya est prise entre ses envies de mode, la pression sociale et son désir de consommer de manière plus res­pon­sable. ©DR

    Je pense sys­té­ma­ti­que­ment aux condi­tions de travail des ouvriers

    Lou-​Anne, 24 ans, vit une dynamique similaire. « J’achète de la fast fashion pour suivre les tendances, sans y mettre un prix trop élevé », confie-​t-​elle. Comme 55 % des répon­dants, elle pointe les raisons finan­cières comme principal frein à une consom­ma­tion plus éthique. Toutefois, la culpa­bi­lité la rattrape à chaque achat chez Zara. « Je pense sys­té­ma­ti­que­ment aux condi­tions de travail des ouvriers et à l’environnement », avoue-​t-​elle. Un sentiment partagé par une écrasante majorité des sondés (94 %) qui disent être sensibles aux condi­tions de travail des ouvriers. Ce remords pousse la jeune femme à s’orienter davantage vers la seconde main. Néanmoins, sa tran­si­tion est entravée par son inconfort face au fait que « les articles aient déjà été portés ».

    Lou-​Anne, adepte du shopping, a consi­dé­ra­ble­ment réduit sa consom­ma­tion de vêtements. ©Gwendydd Vaillié

    Vers une consom­ma­tion responsable

    Aya et Lou-​Anne ne font pas exception à la règle. De manière générale, les jeunes semblent vouloir adopter une approche plus res­pon­sable en optant pour des alter­na­tives : friperies, res­sour­ce­ries, pla­te­formes de vente en ligne de seconde main, etc. Notre sondage révèle que 89 % des étudiants affirment être prêts à renoncer à la fast fashion, mais seulement 7 % agissent réel­le­ment en ce sens. C’est le cas de Louna, étudiante en Géographie sociale, qui est sans équivoque. « Pour le respect des droits humains et de la planète, je ne participe plus à cette industrie polluante », affirme t‑elle. Même avis chez Maïa, qui remet en question la qualité des vêtements issus de la fast fashion. « En plus d’être à l’origine de dégâts envi­ron­ne­men­taux et sociaux, les produits ne durent pas dans le temps », affirme t‑elle. « Ça revient juste à être une victime du capi­ta­lisme », complète Léa. De son côté, Camille, étudiante en mode, se distingue en mettant l’accent sur l’histoire derrière chaque objet. « J’adore quand les objets ont une histoire, ça vaut pour les vêtements aussi », explique t‑elle. Effectivement, pour Camille, un vêtement n’est pas forcément une question de prix. « C’est un vêtement qu’on aime, qu’on entre­tient et qu’on garde longtemps », conclut-​elle.

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