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    Bruxelles, capitale mondiale du chocolat : comment l’expliquer ?

    Capitale de l’Union Européenne et capitale de la Belgique… Bruxelles est pleine de surprise. Parmi ses nombreux titres, elle détient aussi celui de capitale mondiale du chocolat. Mais est-​ce vraiment mérité ? Contrepoint a mené l’enquête.

    Selon une étude du New-​York Times, les Belges consom­me­raient en moyenne huit kilos de chocolat par personne et par an, soit un kilo et deux cents grammes de plus que les Français. Ce taux, l’un des plus élevés du monde, se justifie par l’étroit lien que partagent la Belgique et la fève de cacao.

    Le génie d’une famille

    L’arrivée du chocolat sur les terres belges remon­te­rait au XVIIe siècle, époque des Pays-​Bas espagnols. Le port d’Anvers accueillait alors des navires en pro­ve­nance d’autres colonies espa­gnoles, notamment d’Amérique. C’est ainsi que le cacao débarqua en Belgique. D’abord apprécié comme boisson chaude, il fut ensuite transformé.

    En 1857, le suisse Jean Neuhaus ouvrit à Bruxelles une pharmacie-​confiserie, dans laquelle il proposait des médi­ca­ments enrobés de chocolat, afin d’en améliorer le goût. C’est ainsi que naquit la première cho­co­la­te­rie belge. Des années plus tard, son petit-​fils Jean Neuhaus Junior, cho­co­la­tier de pro­fes­sion, inventa en 1912 le plus gros succès du chocolat belge d’aujourd’hui : la praline, le premier chocolat fourré.

    Réinventer les classiques

    Désormais, impos­sible de parcourir les rues bruxel­loises sans prêter attention aux multiples enseignes de confi­se­rie. Dans le centre-​ville, rue au Beurre, la foule afflue. Il y en a pour tous les goûts. Un signe qui prouve bien qu’à Bruxelles, on ne rigole pas avec le chocolat.

    Au numéro quarante-​trois, la Maison Elisabeth Chocolatier n’échappe pas à la règle. Pourtant pas si ancienne que ça, la boutique plaît car elle le garantit : tout est belge, à son comptoir. « Nous ne proposons que des produits issus de col­la­bo­ra­tions avec des artisans locaux. Par exemple Frederic Blondeel, un Bruxellois assez connu dans le monde du chocolat, ou encore Geert Decoster, un maître cho­co­la­tier flamand » explique Adrien, l’un des vendeurs de la boutique. Chocolats fourrés à la ganache, truffes, pralines… l’enseigne propose des clas­siques mais aussi des confi­se­ries ori­gi­nales. Si l’ensemble de la clientèle ne se ris­que­rait pas à manger un chocolat à la ganache au basilic, la Maison Elisabeth Chocolatier est fière de son succès au sein-​même de son pays natal. « Étant le plus gros magasin de la ville détenu par la cho­co­la­te­rie, nous attirons beaucoup de touristes. Cependant, ici mais aussi et surtout dans nos autres boutiques, nous comptons dans notre clientèle une majorité d’habitués belges » constate Adrien. Quel secret derrière le succès du chocolat belge ? Pour le vendeur, ce sont « la qualité du beurre de cacao, la finesse des produits et leur diversité » qui démarquent la Belgique de ses concurrents.

    Chocolat praliné, au basilic, ou aux éclats d’amandes… la Maison Elisabeth Chocolatier séduit pour la diversité de ses produits. © Violette Pezin-Woehrlé

    Des avis qui divergent

    Si la teneur en sucre du chocolat belge semble en séduire plus d’un, certains clients inter­na­tio­naux semblent pourtant déçus de leurs achats. « C’est du bon chocolat, oui ! Mais en toute honnêteté, je ne vois pas trop de dif­fé­rence avec le chocolat de chez moi » explique Maria, une Italienne. Même son de cloche chez Mathilde, venue de France avec ses amies. « Les pralines sont bonnes, mais de là à désigner Bruxelles capitale mondiale du chocolat… C’est peut-​être un peu surcoté » déclare-​t-​elle à la sortie d’un magasin.

    Ces confi­se­ries ont néanmoins offert à la Belgique une renommée mondiale. Plusieurs marques connues du grand public y sont nées : Côte d’Or en 1883, Godiva en 1926, ou encore Leonidas, en 1913. Cent-​dix ans après sa création, cette dernière distribue aujourd’hui des pralines belges dans plus de 1 300 points de vente, répartis dans quarante pays.

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