Cinq ans après le début de la crise sanitaire et du confinement lié au covid-19, les étudiants se rappellent encore de cette époque qui a marqué leur vie.
Il y a cinq ans quasiment jour pour jour, Emmanuel Macron annonçait lors d’une allocution la fermeture des crèches, des écoles, lycées et universités avant d’annoncer un premier confinement qui durera huit semaines. Une période qui a marqué un grand nombre d’étudiants avec un impact néfaste pour une partie d’entre eux. Aujourd’hui, encore beaucoup gardent des souvenirs de cette époque où leur rythme de vie a changé. C’est par exemple le cas de Maëlys qui garde encore un souvenir amer de cette période. « Je n’étais pas particulièrement heureuse de rester chez moi tout le temps sans rien faire. » En deuxième année de licence à ce moment-là, suivre les cours pour elle était un calvaire. « On n’était pas concentrés, il y avait des problèmes d’internet, on n’arrivait pas à s’adapter. Ce n’était pas agréable. » Une impression d’être bloquée chez soi et aucun moyen d’en échapper. Comme pour Maëlys, c’est le sentiment d’isolement qui a pesé chez un grand nombre d’étudiants.
Des expériences mitigées
En 2020, Florian était en première année de licence à Amiens. Malgré cette année assez mouvementée, il garde un souvenir assez positif du premier confinement. « J’avais la chance d’être chez moi avec ma famille et de ne pas être resté tout seul, donc ce n’était pas une période trop dure. » Il obtient finalement sa licence en fin d’année, mais comme pour beaucoup d’universités, son établissement peinait à s’adapter aux nouvelles conditions imposées par la crise sanitaire. « On n’avait même pas de cours à distance, les examens en fin d’année portaient sur ce qu’on avait étudié avant. » S’il garde un bon souvenir de cette première expérience, il compatit envers ceux qui n’ont pas eu la même chance que lui. En entrant en licence au moment du second confinement, Aurélien se souvient que ses premières années à l’université n’ont pas été une très bonne expérience. « J’ai à peine eu le temps de faire connaissance avec des gens qu’on s’est retrouvés à distance. Au moment de revenir en cours, les étudiants avaient appris à se connaitre pendant, mais pas moi », explique-t-il alors que sa période de confinement en elle-même n’était cependant pas un mauvais souvenir. « Je vivais bien mon confinement, je ne me suis pas ennuyé, mais c’est en revenant que ça a été compliqué. » Aujourd’hui, tout est revenu à la normale, mais cinq ans après, cette période restera gravée dans la mémoire de tous les Français.