Comment un lillois est devenu assistant par­le­men­taire en faisant signer des pétitions ?

Timothée Galvaire est un ancien élève de l’Université catho­lique de Lille. Il nous a reçus au Parlement Européen à Bruxelles. Veste en velours côtelé, sourire jusqu’aux oreilles, il assiste depuis plus de quatre ans le député européen français Pierre Larrouturou, du groupe de l’Alliance pro­gres­siste des socia­listes et démo­crates. Entretien.

En 2019, encore étudiant, vous avez lancé une ini­tia­tive citoyenne euro­péenne pour taxer le ké­ro­sène. Comment êtes-​vous passé de militant à assistant parlementaire ?

Il existe une exo­né­ra­tion de la taxe sur les car­bu­rants pour les avions. Je voulais que la Commission euro­péenne mette en place une taxe. J’allais souvent devant le Parlement européen pour faire remplir ma pétition. Pierre Larrouturou m’a alors repéré pour col­la­bo­rer. On a récolté un million de signa­tures. En janvier 2020, l’eurodéputé m’appelait pour un poste d’assistant par­le­men­taire, et je suis toujours avec lui quatre ans plus tard.

Quelles sont vos missions d’assistant parlementaire ?

Un député bé­né­fi­cie de multiples assis­tants pour diverses tâches, de la com­mu­ni­ca­tion à la gestion admi­nis­tra­tive. Personnellement, je m’occupe de la paperasse, des emails, des appels et même de l’accueil (rire). Je négocie avec d’autres groupes par­le­men­taires au sein de la com­mis­sion bud­gé­taire et prépare les votes en séance plé­nière à Strasbourg. Mon objectif principal est de garantir que mon député vote en accord avec ses convictions.

Comment anticipez-​vous les pro­chaines élec­tions euro­péennes qui auront lieu du 6 au 9 juin ?

Il y a un chan­ge­ment d’ambiance. Aux der­nières élec­tions en 2019, nous étions portés par l’élan du mouvement éco­lo­gique, plein d’optimisme pour l’avenir. Face à la crise cli­ma­tique, nous étions dé­ter­mi­nés à agir, prêts à mettre les mains dans le cambouis. Aujourd’hui, le ton est bien plus morose. Nous acceptons la crise cli­ma­tique sans réel­le­ment agir, sans parler des conflits qui ravagent le monde. Le mandat de Pierre Larrouturou prend fin le 16 juillet. Il monte aujourd’hui une liste « Nouvelle Donne » pour les élec­tions européennes ».

Dix ans de festival : la New Romance retrouve Lille

Du 29 octobre au 1er novembre, le Lille Grand...

Soixante tonnes de potirons pour payer les factures : les coulisses du château de Grand-Bigard

À l’occasion de la troisième édition consécutive du festival...

Le repas à 1 € pour tous : une fausse bonne idée ?

Des files d’attente interminables, des étudiants qui ne peuvent...

Contrepoint n°48

Lille après les violences urbaines : l’heure est au bilan

Au lendemain des dégradations survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre, le centre de Lille porte les traces d’une journée mouvementée. Commerces...

Après deux agres­sions de l’extrême droite, les étudiants s’organisent pour continuer la lutte, malgré l’angoisse.

En moins d’une semaine, deux mobilisations étudiantes ont subi des attaques violentes, organisées par plusieurs groupes de l’extrême droite lilloise. Malgré leurs inquiétudes, des...

De la fac à la rue, le chemin de la poli­ti­sa­tion étudiante

Qu'est-ce qui pousse un étudiant à manifester un samedi ? Entre héritage familial, rencontres et réseaux sociaux, les parcours de politisation diffèrent. À l'occasion...