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    C’est l’idée de MycelioTronics : remplacer le plastique des puces élec­tro­niques par la peau du mycélium d’un champignon.

    Avec les milliards de tonnes de déchets élec­tro­niques que nous pro­dui­sons chaque année, utiliser des cham­pi­gnons pour remplacer certains com­po­sants de son téléphone serait une alter­na­tive plus éco­lo­gique et tout aussi puissante. C’est l’idée de plusieurs cher­cheurs autri­chiens de l’université de Johannes Kepler, derrière le projet MycelioTronics.

    Le ganoderme luisant ©Wikimedia Commons

    Ces cher­cheurs se sont penchés sur un cham­pi­gnon en par­ti­cu­lier, le ganoderme luisant (ganoderma lucidum), qui fabrique une peau en mycélium à sa surface afin de se protéger des agents patho­gènes et des autres champignons.

    Le mycélium, la partie sou­ter­raine du cham­pi­gnon consti­tuée de filaments blancs, servirait pour remplacer le substrat des puces élec­tro­niques. Ce qu’on appelle le substrat des puces élec­tro­niques, c’est la surface isolante et refroi­dis­sante sur laquelle repose les circuits conduc­teurs. Et dans presque toutes les puces élec­tro­niques, ce substrat est fabriqué à partir de plas­tiques non recy­clables, qui sont souvent jetés à la fin de leur vie.

    Alternative éco­lo­gique

    Grâce aux capacités de la peau de mycélium qu’ont analysé les cher­cheurs, elle ferait ainsi figure parfaite de rem­pla­çante de ces plas­tiques. Cette peau est capable de résister à une chaleur supé­rieure à 250°C et « en matière de flexi­bi­lité, le matériau peut résister à plus de 2000 cycles de flexion et peut être plié plusieurs fois, sans trop affecter les pro­prié­tés élec­tro­niques » selon le journal Science Advances. En plus de leur « excel­lente stabilité thermique » et de leur « nature élec­tri­que­ment isolante qui font de la peau de mycélium un substrat bio­dé­gra­dable très approprié pour les circuits élec­tro­niques » précise l’étude.

    À la fin de son uti­li­sa­tion, cette peau de cham­pi­gnon serait entiè­re­ment bio­dé­gra­dable et pourrait se décom­po­ser dans le sol en deux semaines. Ce procédé, qu’on appelle la myco­re­mé­dia­tion, est déjà utilisé dans de nombreux domaines comme la médecine pour dégrader les polluants orga­niques, grâce aux enzymes présentes dans les champignons.

    Utilisations multiples

    Les pos­si­bi­li­tés de cette décou­verte ne s’arrêtent pas là. Les cher­cheurs ont aussi trouvé qu’en plus d’être un parfait isolant pour les puces élec­tro­niques, le mycélium peut même être utilisé à lui seul pour alimenter des batteries à faible puissance !

    Dans leur étude, ils ont découvert que les piles au mycélium étaient capables d’alimenter des dis­po­si­tifs de détection autonomes, comme un module Bluetooth, un capteur d’hu­mi­dité et un capteur de proximité sur une même puce.

    La puce élec­tro­nique faite à partir de la peau de cham­pi­gnon. ©Soft Matter Physics Department at Johannes Kepler University

    Cette décou­verte pourrait aussi servir à remplacer les sépa­ra­teurs en plastique des batteries lithium-​ion qui sont très pol­luantes. Les remplacer par des sépa­ra­teurs en peau de mycélium per­met­trait de réduire l’utilisation du plastique au sein de ces batteries.

    Sa durée d’utilisation est aussi équi­va­lente à celle du plastique : si elle est maintenue à l’abri de l’hu­mi­dité et des rayons ultra­vio­lets, la peau de mycélium pourrait durer plusieurs centaines d’années, avant de se dégrader naturellement.

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