Plus

    Derniers articles

    Movember : les Lillois s’engagent pour la sen­si­bi­li­sa­tion au cancer chez les hommes

    Chaque année, le mois de novembre est marqué par...

    Les « bureaux du cœur » : quand les entre­prises aident les personnes en détresse

    Accueillir les personnes dans la précarité dans des locaux...

    Quatre ans après ses aveux, l’Ogresse des Ardennes sur les traces de la disparue de l’Orne

    C’est à l’issue de récents interrogatoires, menés en avril...

    La conven­tion citoyenne sur la fin de vie touche à sa fin : qu’en est-il ?

    Organisée par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), la conven­tion sur la fin de vie arrive à son terme. Depuis décembre et jusqu’au 2 avril prochain, elle aura rassemblé plus de 300 personnes dont 184 tirées au sort, repré­sen­ta­tives de la société civile. L’objectif : proposer des recom­man­da­tions afin d’a­mé­lio­rer la prise en charge de la fin de vie en France mais aussi discuter d’une éven­tuelle évolution vers la léga­li­sa­tion de l’eu­tha­na­sie et du suicide assisté. Cette conven­tion arrive en réponse à une promesse de campagne faite par le président Emmanuel Macron en 2017, qui s’était engagé à créer une pla­te­forme par­ti­ci­pa­tive pour donner aux citoyens la pos­si­bi­lité de débattre de ces questions complexes.

    Elle vient remettre en question la loi Claeys-​Leonetti adoptée en 2016 dans le but de clarifier les condi­tions dans les­quelles les trai­te­ments médicaux peuvent être arrêtés ou limités, tout en ren­for­çant les droits des patients en fin de vie. Emmanuel Macron l’avait promis, la voici. Cette conven­tion citoyenne ranime le débat sur la léga­li­sa­tion de l’eu­tha­na­sie et du suicide assisté déjà en vigueur dans certains pays européens comme les Pays-​Bas, le Luxembourg, la Belgique ou encore l’Espagne.

    Un appel démocratique

    Processus déli­bé­ra­tif visant à inter­ro­ger des citoyens quant à un sujet sociétal, la conven­tion citoyenne permet à certains individus, tirés au sort, de se réunir et de débattre, au nom du peuple et pour le peuple, par le biais de recom­man­da­tions qu’ils font aux autorités. En effet, l’ob­jec­tif d’une conven­tion citoyenne, est de permettre au gou­ver­ne­ment français de consulter le peuple quant à certains sujets sensibles qui font débat et divisent les opinions. L’euthanasie en est un. Présent dans les débats depuis des années, cette question quant à la fin de vie, n’a jamais su réunir les Français, a contrario de nombreux peuples, notamment européens, tels qu’é­vo­qués pré­cé­dem­ment. De ce fait, le Président de la République a souhaité mettre en œuvre cette conven­tion citoyenne, afin de réunir une diversité de profils, choisis selon six critères cumu­la­tifs, tels que le sexe, le niveau de diplôme ou encore la région d’origine, afin d’avoir une repré­sen­ta­tion optimale de tous les citoyens français et d’assurer un véritable débat démocratique.

    Une décision qui semble déjà s’o­rien­ter vers une léga­li­sa­tion de l’eu­tha­na­sie et du suicide assisté

    Alors que le processus pourrait sembler complexe, il sem­ble­rait, alors que la conven­tion sur la fin de vie prend fin, que les Français se soient prononcés : 75% des citoyens présents, se sont posi­tion­nés comme étant favo­rables à une « aide active pour mourir », que ce soit par le biais du suicide assisté ou de l’eu­tha­na­sie, et que ces recours à la fin de vie, soient possibles à la fois pour les mineurs, et pour les majeurs. Très éton­nam­ment, nombre d’entre eux sont favo­rables à ce que l’on puisse avoir recours à ces tech­niques sans condi­tions par­ti­cu­lières puisque par exemple, dans le cadre du suicide assisté, sur 151 votants, 30 votants sont pour un suicide assisté pour les personnes atteintes de maladies incu­rables, alors que 68 votants sont pour un suicide assisté, en toutes cir­cons­tances. Les 53 votants restant, s’étant abstenus de se prononcer.

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera...

    Contrepoint n°36

    Cinq ans plus tard, les souvenirs du premier confi­ne­ment restent dans les esprits

    Cinq ans après le début de la crise sanitaire et du confinement lié au covid-19, les étudiants se rappellent encore de cette époque qui...

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera finalement pas obligatoire pour passer en seconde, a annoncé le ministère de l’Éducation ce vendredi...

    Le service civique, un tremplin pour la jeunesse

    Lancé il y a 15 ans, le service civique attire de plus en plus de jeunes. Accessible aux 16-25 ans, et jusqu’à 30 ans...