La ferme urbaine Concorde : une oasis de verdure dans le paysage du Faubourg de Béthune

Un discret écrin de verdure est venu se nicher au cœur du Faubourg de Béthune, un quartier de Lille Sud investi dans le renou­vel­le­ment du paysage urbain. La ferme urbaine Concorde est une exploi­ta­tion de maraî­chage bio spé­cia­li­sée en légumes de saison. Implantée au seuil du boulevard péri­phé­rique, elle développe depuis deux ans une ini­tia­tive humaine et solidaire au double objectif : vendre la pro­duc­tion en circuit court et générer de l’emploi pour les habitants du quartier.

La concré­ti­sa­tion d’un projet nouveau d’agriculture urbaine, inauguré au printemps 2023, en faveur d’un quartier plus durable « à santé positive », précise Servane Pariset, res­pon­sable des activités de la ferme et employée de Lille Sud Insertion depuis le 5 août dernier. Elle explique : « Notre moti­va­tion réside dans le fait de recon­nec­ter les habitants du quartier à une ali­men­ta­tion saine, en ville ». Une ini­tia­tive encore peu connue des résidents qui répond pourtant à la demande de la mairie de Lille, qu’est celle de sortir de terre un chantier d’insertion pro­fes­sion­nelle sur les parcelles de culture de l’exploitation.

Un système de maraî­chage diver­si­fié et non-​motorisé à échelle humaine

Mise à part la rhubarbe, la ferme propose en vente directe des légumes frais de saison, bio et locaux ainsi que des paniers ali­men­taires tous les mercredis après-​midi, de 13h00 à 16h30. « Nous sommes entrés dans notre deuxième cycle de pro­duc­tion depuis janvier 2024. Nous cultivons encore les derniers légumes d’été, comme les tomates ou les auber­gines. Les courges quant à elles arrivent à maturité pour cet hiver ».

Servane Pariset est res­pon­sable des activités de la ferme Concorde depuis le 5 août 2024. © S. LAVALLADE

Les prix fixés par l’exploitation se veulent abor­dables, géné­ra­le­ment placés sous la barre de ceux étiquetés en grandes surfaces (3€50 le kilo de tomates, pour l’exploitation), à des­ti­na­tion des résidents du quartier et de la ville aux revenus modestes. Les paniers de saison sont fournis par l’association Vrac, qui a imaginé des tarifs soli­daires à moitié prix afin de « donner accès à une ali­men­ta­tion saine, y compris pour les petits porte-​monnaies ».

À l’écoute des besoins des résidents

Outre son activité prin­ci­pale de maraî­chage, l’exploitation Concorde œuvre pour la création d’emplois et la valo­ri­sa­tion d’un quartier en trans­for­ma­tion. Tous les jeudis, en par­te­na­riat avec des écoles et asso­cia­tions, les maraî­chers effec­tuent une visite de la ferme « pour sen­si­bi­li­ser les enfants et les adultes à une meilleure com­pré­hen­sion du monde du vivant dans un envi­ron­ne­ment urbain », déclare Servane Pariset.

Prometteur, le projet d’agriculture urbaine à la porte des résidents envisage de doubler sa surface culti­vable de 4 500 m² pour atteindre un hectare de pro­duc­tion, d’ici la fin de l’année 2025-​début 2026.

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les crises migratoires, la France reste un pays d’accueil pour de nombreux réfugiés. À Paris, plusieurs...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et réveille les consciences. Présidente de Ciudadanías por la Paz, Paula Martinez incarne une diaspora qui...

World Radio Paris, la voix des expatriés anglophones

La ville de Paris accueille près de 330 000 expatriés, qui tentent de vivre dans une ville différente de la leur, où les coutumes...