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    La géné­ra­tion Z au travail, la bête noire des entreprises ?

    Depuis plusieurs années, ils concentrent beaucoup d’avis négatifs : impo­li­tesse, flem­mar­dise, irrespect. Les jeunes de la géné­ra­tion Z sont-​ils vraiment dif­fi­ciles à manager ?

    Derrière ces clichés se cache une réalité, celle de jeunes salariés dans une dynamique d’un meilleur équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée. Élevés à l’ère d’Internet et des nouvelles tech­no­lo­gies, ils ont été spec­ta­teurs de leurs aînés qui consi­dé­raient le travail comme une priorité absolue. Désormais, ils refusent de sacrifier leur bien-​être personnel au profit de leur emploi.

    Des managers en difficulté

    Certains managers avouent ren­con­trer des dif­fi­cul­tés à encadrer cette nouvelle géné­ra­tion. Dans une enquête Ipsos, réalisée en mai 2024, avec une école d’in­gé­nieurs auprès de chefs d’en­tre­prise, 86 % des managers estiment qu’il est plus compliqué de tra­vailler avec ces jeunes. Un pour­cen­tage qui en dit long. Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos, parle même d’une « forme de désarroi des dirigeants ».

    Si les res­pon­sables d’entreprises recon­naissent la facilité qu’ont ces « digital natives » à maîtriser les outils digitaux ainsi que l’IA. Pas moins de 49% jugent difficile de faire évoluer ces jeunes dans le monde du travail et 22% évoquent une remise en cause des règles ainsi qu’un manque de respect et de professionnalisme.

    « Le travail n’est pas la vie, il permet de vivre sa vie »

    Mariama Mattoir, ingé­nieure en déve­lop­pe­ment pour les dis­po­si­tifs médicaux âgée de 25 ans, ne partage pas ces idées reçues. « Les recru­teurs demandent plus que ce qui est défini sur nos contrats. À l’époque, nos aînés donnaient tout pour leur travail. Mais pour nous, le travail n’est pas la vie, il permet de vivre sa vie. » En effet, bien que 84% d’entre eux estiment avoir le goût du travail et que cela fait partie inté­grante de leur per­cep­tion de la réussite pro­fes­sion­nelle, cela ne se fait pas sans satis­faire à leurs propres critères.

    Sur le marché du travail, une nouvelle vision mana­gé­riale prend place. Pour Andrew, jeune directeur des affaires juri­diques de 29 ans, « les anciens ne se mettent pas au goût du jour. Ils sont encore bloqués dans un mana­ge­ment vertical et manquent d’intelligence émo­tion­nelle » nous explique-​t-​il. Issu lui-​même de la géné­ra­tion Z, il applique une approche plus flexible à ses agents et met en lumière la place de la santé mentale, « je laisse beaucoup d’autonomie à mes agents. Je préfère qu’ils quittent le travail a des heures conve­nables afin qu’il puisse avoir du repos et qu’ils reviennent per­for­mant le lendemain. Pour moi, la présence ne garantit pas la per­for­mance », nous confie-t-il.

    Si ces jeunes font face à cette énu­mé­ra­tion d’adjectifs négatifs, ils le doivent notamment à leur franchise. En effet, ils osent dire tout haut ce que les pré­cé­dentes géné­ra­tions pensaient tout bas. Tout bien noter que d’ici 2030, la Gen Z repré­sen­tera 30% des employés dans le monde du travail. Il est donc important de surmonter les sté­réo­types et de mieux com­prendre cette génération.

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