Plus

    Derniers articles

    CES RAPPEURS QUI ONT PERDU LA VIE EN 2022

    Chaque année vient avec son lot de tragédies dans...

    Le tri obli­ga­toire des bio­dé­chets : une mesure verte et économique

    Depuis le 1er janvier, le tri des biodéchets est...

    Quatre idées de sorties à Lille

    La rédaction de Contrepoint vous suggère quatre bons plans...

    La géné­ra­tion Z au travail, la bête noire des entreprises ?

    Depuis plusieurs années, ils concentrent beaucoup d’avis négatifs : impo­li­tesse, flem­mar­dise, irrespect. Les jeunes de la géné­ra­tion Z sont-​ils vraiment dif­fi­ciles à manager ?

    Derrière ces clichés se cache une réalité, celle de jeunes salariés dans une dynamique d’un meilleur équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée. Élevés à l’ère d’Internet et des nouvelles tech­no­lo­gies, ils ont été spec­ta­teurs de leurs aînés qui consi­dé­raient le travail comme une priorité absolue. Désormais, ils refusent de sacrifier leur bien-​être personnel au profit de leur emploi.

    Des managers en difficulté

    Certains managers avouent ren­con­trer des dif­fi­cul­tés à encadrer cette nouvelle géné­ra­tion. Dans une enquête Ipsos, réalisée en mai 2024, avec une école d’in­gé­nieurs auprès de chefs d’en­tre­prise, 86 % des managers estiment qu’il est plus compliqué de tra­vailler avec ces jeunes. Un pour­cen­tage qui en dit long. Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos, parle même d’une « forme de désarroi des dirigeants ».

    Si les res­pon­sables d’entreprises recon­naissent la facilité qu’ont ces « digital natives » à maîtriser les outils digitaux ainsi que l’IA. Pas moins de 49% jugent difficile de faire évoluer ces jeunes dans le monde du travail et 22% évoquent une remise en cause des règles ainsi qu’un manque de respect et de professionnalisme.

    « Le travail n’est pas la vie, il permet de vivre sa vie »

    Mariama Mattoir, ingé­nieure en déve­lop­pe­ment pour les dis­po­si­tifs médicaux âgée de 25 ans, ne partage pas ces idées reçues. « Les recru­teurs demandent plus que ce qui est défini sur nos contrats. À l’époque, nos aînés donnaient tout pour leur travail. Mais pour nous, le travail n’est pas la vie, il permet de vivre sa vie. » En effet, bien que 84% d’entre eux estiment avoir le goût du travail et que cela fait partie inté­grante de leur per­cep­tion de la réussite pro­fes­sion­nelle, cela ne se fait pas sans satis­faire à leurs propres critères.

    Sur le marché du travail, une nouvelle vision mana­gé­riale prend place. Pour Andrew, jeune directeur des affaires juri­diques de 29 ans, « les anciens ne se mettent pas au goût du jour. Ils sont encore bloqués dans un mana­ge­ment vertical et manquent d’intelligence émo­tion­nelle » nous explique-​t-​il. Issu lui-​même de la géné­ra­tion Z, il applique une approche plus flexible à ses agents et met en lumière la place de la santé mentale, « je laisse beaucoup d’autonomie à mes agents. Je préfère qu’ils quittent le travail a des heures conve­nables afin qu’il puisse avoir du repos et qu’ils reviennent per­for­mant le lendemain. Pour moi, la présence ne garantit pas la per­for­mance », nous confie-t-il.

    Si ces jeunes font face à cette énu­mé­ra­tion d’adjectifs négatifs, ils le doivent notamment à leur franchise. En effet, ils osent dire tout haut ce que les pré­cé­dentes géné­ra­tions pensaient tout bas. Tout bien noter que d’ici 2030, la Gen Z repré­sen­tera 30% des employés dans le monde du travail. Il est donc important de surmonter les sté­réo­types et de mieux com­prendre cette génération.

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera...

    Contrepoint n°36

    Cinq ans plus tard, les souvenirs du premier confi­ne­ment restent dans les esprits

    Cinq ans après le début de la crise sanitaire et du confinement lié au covid-19, les étudiants se rappellent encore de cette époque qui...

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera finalement pas obligatoire pour passer en seconde, a annoncé le ministère de l’Éducation ce vendredi...

    Le service civique, un tremplin pour la jeunesse

    Lancé il y a 15 ans, le service civique attire de plus en plus de jeunes. Accessible aux 16-25 ans, et jusqu’à 30 ans...