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    La vie politique française cham­bou­lée par le procès de Marine Le Pen ?

    Hier, ce fut le premier jour d’au­di­tion pour Marine Le Pen. La chef de file du Rassemblement National ainsi que 24 membres du parti sont accusés de détour­ne­ment de fonds publics européens. 

    Après deux semaines où certains membres du Rassemblement National se sont succédé à la barre, c’est hier que l’an­cienne pré­si­dente du parti s’est présentée devant les juges. Marine Le Pen, qui démarrait le procès de manière confiante et sereine, a récemment fait connaître son agacement à la suite des premiers jours. Elle dénonce « une tonalité de par­tia­lité chez la pré­si­dente du tribunal ainsi que les juges par­ti­cu­liè­re­ment à charge ». Sa prise de parole était donc par­ti­cu­liè­re­ment attendue, car ce procès pourrait définir l’avenir du parti. 

    De gros risques encourus

    Présumée innocente, Marine Le Pen risque jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amendes pour les faits commis entre 2009 et 2013, voire 1 million d’euros pour ceux commis après 2013. Les condam­na­tions pour­raient poser de gros problèmes pour le parti plus que jamais aux portes du pouvoir. L’un des risques est de manquer de finan­ce­ment néces­saire à sa survie politique, mais ce n’est pas la plus grosse menace qui pèse sur le RN. Marine Le Pen encourt également une peine d’i­né­li­gi­bi­lité de 5 à 10 ans, ce qui peut s’avérer dangereux pour le parti qu’elle incarne. Pour Jérôme Roudier, pro­fes­seur de sciences poli­tiques à l’u­ni­ver­sité catho­lique de Lille, une inéli­gi­bi­lité pourrait, selon le contexte, changer toute la structure du parti et « mettre Jordan Bardella sur orbite ». Le sort du parti n’est pas pour autant scellé, puisque Marine Le Pen doit encore être entendue aujourd’­hui et demain. Qui plus est, il existe des outils juri­diques pour faire durer la procédure. 

    Un réel impact politique pour le parti ?

    Bien que l’inéligibilité se fasse sentir selon Jérôme Roudier, celle-​ci peut ne pas avoir d’impact si elle ne concerne pas la pré­si­den­tielle. L’inquiétude sur le plan politique semble fina­le­ment assez peu réaliste, comme nous le confirme Joshua Hochart, sénateur RN du Nord : « Je garde la position de sérénité de Marine Le Pen ». En effet, dans les affaires de détour­ne­ment de fonds, si celles-​ci ne concernent pas l’en­ri­chis­se­ment personnel, les impacts sur le vote sont assez minimes. « Ce procès n’intéresse que les médias et nos électeurs ne nous en parlent pas », qui plus est, le RN gagne souvent des électeurs après des situa­tions de crise. Pour le sénateur, « l’impact ne sera pas celui que l’on s’imagine ». 

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