Plus

    Derniers articles

    Braderie de Lille : les vêtements de la série HPI pris d’assaut

    Depuis 2021, la série HPI captive chaque semaine des...

    L’Union euro­péenne face au défi de l’information

    L’Union européenne investit beaucoup dans sa communication, afin que...

    Inégalités sala­riales, un retard qui persiste ?

    Depuis 2016, le collectif Les Glorieuses calcule chaque année...

    L’art au quartier européen : portrait de trois sculp­tures emblématiques

    En plus du siège de l’Union euro­péenne et ses ins­ti­tu­tions, le quartier européen de Bruxelles est un musée à ciel ouvert. Il accueille quatorze œuvres d’art emblé­ma­tiques. Nous avons sélec­tionné trois sculp­tures bruxel­loises immor­ta­li­sées dans l’espace public, véri­tables témoi­gnages et miroirs des facettes de l’histoire euro­péenne qui mettent à l’honneur des artistes belges et néerlandais.

    Le Fil des Arianes (1991)

    Elles incarnent les vigies intem­po­relles de l’Union euro­péenne depuis bientôt 35 ans. Postées de part et d’autre de la pas­se­relle qui joint les salles de réunion de la Commission du Parlement européen, rue Belliard, les jumelles de bronze bran­dissent avec grâce les extré­mi­tés d’un fil doré. « Elles sym­bo­lisent Ariane, la petite-​fille d’Europe, qui dévide le fil destiné au héros Thésée, pri­son­nier du laby­rinthe crétois dans la mytho­lo­gie grecque », expli­quait Jean-​Paul Laenen (1931−2012), l’artiste belge à l’origine de la concep­tion de l’œuvre.

    Les deux Arianes (1991) du sculpteur Jean-​Paul Laenen, sur­plom­bant la pas­se­relle de la Commission du Parlement européen, rue Belliard. © S. LAVALLADE

    Le dédale de couloirs du laby­rinthe ten­ta­cu­laire illustre la com­plexité du monde moderne à laquelle sont per­pé­tuel­le­ment confron­tées les ins­ti­tu­tions de l’Union euro­péenne. Le fil qui virevolte autour des sculp­tures maté­ria­lise quant à lui un fil conduc­teur à portée méta­pho­rique. Ainsi, le père des Arianes a mis en scène une œuvre comme symbole d’une Union euro­péenne qui se cherche, tout en restant à l’affût des menaces qui rôdent pour maintenir la santé du système démo­cra­tique du continent.

    Les Égéries, elles rêvent, dansent et chantent (1996−1998)

    Un des quatre duos espiègles « des Égéries » (1996−1998) de René Julien, placé à l’entrée du bâtiment Charlemagne. © S. LAVALLADE

    Un comité charmant et insou­ciant égaye la façade imposante du bâtiment Charlemagne, un des immeubles phares des organes de la Commission euro­péenne. Le sculpteur belge René Julien (1937−2016) a réparti, sur une dizaine de mètres, rue de la Loi, quatre binômes de statues aux postures variées qui expriment sa passion pour l’anatomie. Les huit fillettes de bronze à l’âme innocente tiennent du bout de leurs doigts effilés de longues baguettes, décorées des étoiles valsant sur le drapeau de l’UE. Elles dégagent légèreté, fraîcheur et jeunesse, des atouts impor­tants dans la construc­tion euro­péenne. La présence « des Égéries » dans le paysage des ins­ti­tu­tions euro­péennes participe également à l’embellissement de la ville et à la promotion de l’art urbain.

    Stepping Forward (2007)

    Une statue immobile, pourtant prête à faire un pas. Immobilisé sur un socle face au bâtiment Juste Lipse où siègent les services de tra­duc­tion du Conseil des Ministres de l’Union euro­péenne, le per­son­nage inébran­lable de six mètres de haut salue Les Égéries de la rive opposée. L’artiste Hanneke Beaumont, d’origine néer­lan­daise, a façonné cette sculpture de bronze d’un homme, les bras écartés, le pied droit en sus­pen­sion dans le vide, comme en ape­san­teur, à la manière d’un équi­li­briste sur une corde instable.

    Le géant de bronze « Stepping Forward » (2007) d’Hanneke Beaumont, face au Conseil des Ministres de l’Union euro­péenne. © S. LAVALLADE

    Orienté vers le Berlaymont, il marche en direction du siège central de la Commission euro­péenne. Sa créatrice propose une inter­pré­ta­tion per­ti­nente, celle de la nécessité de la recherche d’un équilibre, l’Europe étant une ins­ti­tu­tion jeune, en per­pé­tuelle quête de stabilité. Les ques­tion­ne­ments éternels de l’homme trouvent un écho dans l’art d’Hanneke Beaumont, qui fournit un moyen de consi­dé­rer, à distance, par l’observation minu­tieuse de ses repré­sen­ta­tions artis­tiques, des questions spé­ci­fi­que­ment contemporaines.

    Dans la forêt de Phalempin, les bénévoles se mobi­lisent pour sauver les grenouilles

    Chaque hiver, des bénévoles de l'association Nature et Vie...

    Les Dogues à la niche !

    Lille devait répondre. Lille a coulé. Battus lourdement par...

    Faches-​Thumesnil : Michel Deloor fait ses adieux au Doulieu

    Le bistrot de quartier emblématique de Faches-Thumesnil, Le Doulieu,...

    Contrepoint n°42

    Le quartier de Lille-​Moulins s’anime autour du 7e art

    Au cinéma l’Univers, l’association Emancipation Culturelle projette des films déjà sortis en salles pour faire découvrir ou redécouvrir des bijoux du 7e art. Avec...

    « Au cré­pus­cule des remords », le premier roman de Pierre Giorgini

    Les Éditions de l’Horloge, maison d’édition associative portée par les étudiants du Master Écritures, Lettres et Éditions Numérique de l’Université Catholique de Lille, dévoilent...

    Noël sous les Tropiques

    En France, Noël ne se célèbre pas toujours dans le froid. Bien au chaud au-dessus de l’Équateur, et sans la moindre trace de neige...