Un sport en plein essor : le padel gagne du terrain

Depuis quelques temps, les salles de padel poussent un peu partout dans les villes et de plus en plus de gens veulent essayer. Fini le foot ou le basket : place au padel, ce sport de raquettes.  

A Cap Padel, à Coquelles, les bruits de balles résonnent dans le hangar immense. Le plafond est haut et les terrains fermés par des vitres sont plus petits que ceux de tennis. Quant aux joueurs, ils jouent par deux, voire même par quatre. Ils sont concen­trés et font parfois rebondir la balle contre les parois pour désta­bi­li­ser leur adver­saire. Luc Egan, alternant-​ingénieur à Getlink et joueur, est ravi de ce cadre : “ J’ai commencé le padel il y a environ un an. La salle et les condi­tions sont vraiment idéales.”  Pour le jeune homme aux yeux bleus rieurs, le padel est un sport acces­sible qui ne nécessite pas beaucoup de matériel : “Maintenant j’ai une raquette mais j’ai commencé sans. Là où je joue, ils prêtent les raquettes ce qui est bien pratique.”  

Un sport qui ne date pas d’hier 

Si les joueurs de cette dis­ci­pline se font de plus en plus nombreux, ce sport lui ne date pas d’hier. Né au Mexique fin des années 1960, son créateur Enrique Corcuera construit un terrain plus petit qu’un terrain de tennis faute de moyens et le délimite par des murs afin de ne pas perdre les balles dans la nature. Depuis, cette pratique est en pleine expansion. En France, il compte plus de 70 000 joueurs. Ce qui plaît, c’est sa sim­pli­cité. Le futur ingénieur ne peut que confirmer : “C’est vraiment très convivial. J’ai essayé une fois et depuis je n’ai jamais arrêté. Je joue avec mes collègues et je me détends. Pour ne rien gâcher au plaisir les règles sont vraiment simples à com­prendre.” Si pour certains le padel est un moyen de se vider la tête, pour d’autre c’est vraiment le moyen de s’af­fron­ter et de voir ses capacités. C’est le cas de Noah Lefebvre, étudiant en dernière année de master Staps, : “Je suis souvent sur un terrain seulement de deux joueurs et j’avoue que je me donne à fond. Je veux vraiment gagner le match”, explique-​t-​il.  

Mais les deux étudiants s’accordent sur un point : le padel reste très sym­pa­thique : “Tous les joueurs que je connais s’entraident et se donnent des conseils afin de pro­gres­ser. C’est une ambiance bien­veillante” raconte Luc. Alors pour jouer, il suffit juste de se lancer ! 

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