Malgré le Brexit, le château d’Hardelot au service de la bonne entente entre les peuples

Au cœur d’une réserve naturelle de 32 hectares se trouve un château qui symbolise à lui seul les liens sécu­laires entre la France et le Royaume-​Uni. Alors que les Britanniques ont quitté l’Union euro­péenne, comment le Château d’Hardelot s’organise-t-il pour faire perdurer l’entente entre nos deux peuples ? 

Au cœur d’une réserve naturelle de 32 hectares se trouve un château qui symbolise à lui seul les liens sécu­laires entre la France et le Royaume-​Uni. Alors que les Britanniques ont quitté l’Union euro­péenne, comment le Château d’Hardelot s’organise-t-il pour faire perdurer l’entente entre nos deux peuples ? Juin 2016. Quand outre-​Manche on ouvre la voie à la sortie du Royaume-​Uni de l’Union euro­péenne, le Centre culturel de l’Entente cordiale de Condette dans le Pas-​de-​Calais inaugure le tout premier théâtre éli­sa­bé­thain de France à côté du château d’Hardelot. Un hasard du calen­drier qui aurait pu présager un funeste destin pour ce lieu symbole de l’histoire et de l’amitié franco-​britannique. « En réalité, on n’enregistre pas d’évolution négative de fré­quen­ta­tion depuis le Brexit », explique Hélène Hanon, en charge de la com­mu­ni­ca­tion de la structure cultu­relle. La cible étant avant tout les Français pour les « sen­si­bi­li­ser à la culture bri­tan­nique », les dif­fi­cul­tés de voyage depuis la Grande-​Bretagne n’ont pas d’influence, sachant que seulement 1 % des visiteurs viennent d’outre-Manche. Au contraire, la fré­quen­ta­tion du Château d’Hardelot n’a cessé de croitre jusqu’à la pandémie de Covid (26 000 visiteurs en 2016, 28 000 en 2017, 47 000 en 2018 et 61 000 en 2019).

Une pro­gram­ma­tion franco-​britannique est assurée tout au long de l’année. © B. Grischko

Continuer à raconter l’histoire du Royaume-Uni

Une situation qui n’affecte pas l’ambition du centre culturel de faire découvrir les richesses bri­tan­niques. Les artistes sont toujours au rendez-​vous pour les prin­ci­paux évé­ne­ments comme le Midsummer festival à la fin juin ou la mul­ti­pli­cité des expo­si­tions tem­po­raires. Jusqu’au 6 novembre, le domaine vivra au rythme d’Arthur Conan Doyle et de son célèbre per­son­nage de Sherlock Holmes. « L’exposition sera déclinée en divers évé­ne­ments », des ani­ma­tions, jeux immersifs ou encore pro­jec­tions ciné­ma­to­gra­phiques. Néanmoins, si les dif­fé­rentes pièces du château racontent l’histoire de l’empire bri­tan­nique, il n’y a rien concer­nant ce fameux Brexit. Nul doute qu’il en est l’un des évé­ne­ments majeurs de ce nouveau siècle. Y en aura-​t-​il un clin d’œil à l’avenir ? « À voir » répond la res­pon­sable, même si la question n’est pas à l’ordre du jour. 

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