Plus

    Derniers articles

    Briser la glace, le temps d’une quinzaine

    Pendant deux semaines, le monde a vibré pour des...

    Un sport en plein essor : le padel gagne du terrain

    Depuis quelques temps, les salles de padel poussent un...

    Attiches : l’église Sainte-​Élisabeth lance l’opération sauvetage de son clocher

    À Attiches, les cloches ne sonnent plus depuis longtemps....

    Menstruations et sport de haut niveau : les cham­pionnes lèvent le tabou

    Les Jeux olym­piques d’hiver de Milan-​Cortina se sont achevés ce dimanche 22 février, après deux semaines de com­pé­ti­tions intenses. Une édition durant laquelle plusieurs sportives ont pris la parole pour évoquer un sujet longtemps tabou : les règles et, plus largement, la réalité du corps féminin.

    Sur les pistes, les pati­noires ou les tremplins, la per­for­mance est souvent analysée sous l’angle du physique, de la technique ou de la pré­pa­ra­tion mentale. Mais cette année, certaines athlètes ont choisi d’aborder un aspect rarement évoqué : l’impact du cycle menstruel sur la com­pé­ti­tion. En lice pour le titre olympique indi­vi­duel, après avoir déjà décroché l’or par équipe en patinage artis­tique, l’Américaine , Amber Glenn, a été la première durant ces Jeux à aborder ouver­te­ment le sujet. Émue aux larmes après son programme libre, qu’elle a conclu à la cinquième place, la cham­pionne de 26 ans a confié : « J’ai mes règles en ce moment, donc c’est vraiment difficile. » 

    Loin d’essayer de justifier une contre-​performance, la jeune femme a tenu à faire passer un message. « C’est difficile, surtout quand on porte ce genre de vêtements et que l’on doit être per­for­mante devant le monde entier. C’est dur et personne n’en parle. C’est bou­le­ver­sant et effrayant, mais vous devez aller en com­pé­ti­tion et être une athlète. C’est quelque chose dont on ne parle pas suf­fi­sam­ment concer­nant les athlètes féminines, alors que cela devrait être un sujet de dis­cus­sion », a‑t-​elle ajouté.

    Un quotidien passé sous silence

    Plus tôt dans la com­pé­ti­tion, la biathlète italienne Dorothea Wierer avait, elle aussi, partagé son ressenti sur son expé­rience en tant qu’athlète féminine. Cinquième du clas­se­ment, derrière les Françaises Julia Simon et Lou Jeanmonnot, elle n’a manqué le podium que de 29 secondes à cause d’une per­for­mance perturbée par ses règles : « J’ai beaucoup peiné sur mes skis, mais ce n’était pas très agréable phy­si­que­ment. Malheureusement, pour nous les femmes, c’est comme ça une fois par mois, il faut faire avec. »

    Pendant longtemps, le cycle menstruel a été considéré comme un élément intime, rarement évoqué dans les médias ou même au sein des entraî­ne­ments. Pourtant, pour beaucoup d’athlètes, il fait plei­ne­ment partie de la pré­pa­ra­tion et peut influen­cer la récu­pé­ra­tion, la gestion de l’effort ou encore les sen­sa­tions en com­pé­ti­tion. Selon un sondage de l’INSEP (L’Institut national du sport, de l’ex­per­tise et de la per­for­mance) mené en 2021 auprès de ses athlètes, 84% d’entre elles décla­raient vivre la mens­trua­tion comme une période difficile dans leur pratique. Suite à ces résultats alarmants, l’établissement français a mis à leur dis­po­si­tion un document éducatif sur les mens­trua­tions et le sport rédigé par Carole Maître, gynécologue-médecin.

    Des évo­lu­tions à venir ?

    Certaines équipes tra­vaillent désormais avec des médecins et des pré­pa­ra­teurs physiques pour adapter les entraî­ne­ments en fonction des dif­fé­rentes phases du cycle. Des appli­ca­tions de suivi, utilisées par les sportives et leurs staffs, per­mettent aussi de mieux anticiper les périodes de fatigue ou de baisse de per­for­mance. Dans plusieurs fédé­ra­tions, des for­ma­tions sont également mises en place pour sen­si­bi­li­ser entraî­neurs et enca­drants à la phy­sio­lo­gie féminine. L’objectif : améliorer la santé des athlètes tout en opti­mi­sant leur per­for­mance. Une évolution pro­gres­sive, encore inégale selon les dis­ci­plines, mais qui témoigne d’un chan­ge­ment de regard sur le corps des sportives.

    JO d’hiver 2026 : un record pour la France malgré une sortie du top 5

    La cérémonie de clôture a marqué la fin de Jeux...

    Lille : le Nouvel An lunaire est de plus en plus populaire

    Lanternes, danses et spécialités asiatiques ont animé Lille pour...

    Contrepoint n°42

    JO d’hiver 2026 : un record pour la France malgré une sortie du top 5

    La cérémonie de clôture a marqué la fin de Jeux olympiques d'hiver de 2026, dimanche. Avec 23 médailles, la délégation française réalise la meilleure performance...

    Lille : le Nouvel An lunaire est de plus en plus populaire

    Lanternes, danses et spécialités asiatiques ont animé Lille pour le Nouvel An chinois. Déjà bien installé dans la métropole, cette fête a pris une...

    On est là pour mettre le feu au Chaudron » : Dans les gradins, ces sup­por­ters de tennis qui donnent de la voix

    Opposés à la Slovaquie, les Bleus ont remporté dans la douleur leurpremier match de qualification de Coupe Davis (3-1) dans le Chaudron du Portel...