Plus

    Derniers articles

    Le prince William rend une visite surprise aux troupes près de la frontière ukraino-polonaise

    Le prince William de Grande-Bretagne a effectué mercredi une...

    Les “tradwives” prônent le retour de la femme au foyer, ça craint

    De Thaïs d’Escufon aux « tradwives » américaines, des...

    Les entre­prises de cos­mé­tiques sou­cieuses de laver leur image écologique

    Des produits de plus en plus naturels, des emballages...

    Naufrage d’un bateau de migrants en Italie : les maux de Giorgia Meloni

    Au matin du dimanche 26 février, un bateau trans­por­tant des migrants se brise au large des côtes ita­liennes. En tout, 62 morts dont des enfants et un nouveau-​né pour 80 personnes seulement retrou­vées en vie. Alors que le gou­ver­ne­ment italien vient d’adopter une réforme anti-​migration, les cir­cons­tances de ce drame ques­tionnent la res­pon­sa­bi­lité de l’Etat.

    Mercredi 22 février, des migrants issus d’Irak, d’Iran, d’Afghanistan, de Somalie et du Pakistan embarquent clan­des­ti­ne­ment à Izmir en Turquie pour rejoindre les côtes ita­liennes. Les condi­tions météo­ro­lo­giques sont défa­vo­rables et dimanche, à l’aube, l’embarcation se brise lorsqu’elle heurte un massif rocheux. Certaines personnes par­viennent à rejoindre le rivage par leurs propres moyens, tandis que d’autres se noient.

    Quelques heures avant le naufrage, l’agence euro­péenne Frontex lance une première alerte : un avion a repéré une embar­ca­tion à moins de 100 kilo­mètres des côtes de Calabre. Selon Ansa, la prin­ci­pale agence de presse italienne, deux patrouilleurs italiens auraient alors pris la mer pour tenter d’effectuer un sauvetage. Les condi­tions cli­ma­tiques les contraignent à rebrous­ser chemin ; c’est peu après que le bateau se serait échoué.

    Giorgia Meloni, pré­si­dente du Conseil des ministres italien, s’est empressée d’exprimer sa « profonde douleur ». Des mots qui dissonent avec la politique migra­toire qu’elle mène depuis son arrivée au pouvoir. Au moment de son élection, elle avait choisi d’axer sa campagne autour de la question de la crise migra­toire. Son objectif étant de créer un blocus naval pour réguler l’arrivée des migrants. Alors que Matteo Salvini lui-​même condam­nait cette décision, Giorgia Meloni plaidait en faveur de cette ini­tia­tive comme un moyen de défense des citoyens, des fron­tières et du marché du travail.

    Les maux du gou­ver­ne­ment italien

    En janvier 2023, la première ministre italienne entame sa politique en ins­tau­rant certaines mesures res­tric­tives contre les ONG qui aident les migrants en mer. Un nouveau code de conduite sous forme de décret menace désormais les com­man­dants de bord des bateaux huma­ni­taires d’amendes allant de 10 000 à 50 000 euros s’ils dérogent aux nouvelles règles du pays.

    Puis, quelques semaines seulement avant l’incident, le gou­ver­ne­ment vote en faveur d’une loi entravant la pro­tec­tion en mer. Par cette adoption, l’Italie met fin aux opé­ra­tions de secours simul­ta­nées. D’une part les navires huma­ni­taires sont interdits d’effectuer plusieurs sau­ve­tages à la fois. Cette décision augmente le risque de décès au cours de la traversée de la Méditerranée, route la plus périlleuse au monde pour les migrants. D’autres part, les navires doivent désormais atteindre le port qu’on leur a attribué pour qu’une aide puisse leur être apportée. On comprend mieux ainsi, pourquoi l’opinion publique, critique, tient la pré­si­dente de Fratelli di Italia res­pon­sable du naufrage.

    Outre la res­pon­sa­bi­lité ou de res­pon­sa­bi­lité de Giorgia Meloni et de sa politique anti-​migration, ce nouveau drame met en lumière la paralysie politique de l’Union euro­péenne au sujet de la gestion de la crise migra­toire. A la suite de ce drame, Ursula Von der Leyen, la pré­si­dente de la Commission euro­péenne a appelé les 27 pays européens à « redoubler d’efforts sur le pacte migration et asile et sur le plan d’action pour la Méditerranée centrale ».

    Dès la crise migra­toire de 2015, des négo­cia­tions avaient pourtant été lancées par les ins­ti­tu­tions euro­péennes pour élaborer une politique commune en termes d’asile. Ce sujet fait depuis l’objet d’un blocage politique profond entre pays européens. Basé sur la conven­tion de Genève, ce pacte de soli­da­rité « recom­mande » sans obliger les gou­ver­ne­ments, à continuer de recevoir les réfugiés sur leur ter­ri­toire. De quoi pri­vi­lé­gier l’obligation à la recom­man­da­tion lorsqu’on sait que depuis 2014, 26 000 migrants ont disparu en Méditerranée.

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera...

    Contrepoint n°36

    « La liberté de la presse pourrait être remise en cause aux Etats-​Unis » alerte Sonia Dridi, cor­res­pon­dante indépendante

    Arrivée sur le sol américain en 2015, Sonia Dridi occupe le rôle de correspondante indépendante aux États-Unis pour plusieurs médias comme France 24, BFM...

    Tourisme sous les Talibans : une nouvelle des­ti­na­tion à la mode ? 

    C’est un engouement surprenant pour une destination sous tension. Alors que l'Afghanistan est sous le contrôle des talibans depuis 2021 et que la communauté...

    Trois mois à la dérive : l’incroyable survie d’un pêcheur péruvien 

    Parti pour quelques jours de pêche, Máximo Napa Castro s’est retrouvé pris au piège d’une tempête qui aura causé son naufrage. Pendant 95 jours,...