Opposés à la Slovaquie, les Bleus ont remporté dans la douleur leur
premier match de qualification de Coupe Davis (3−1) dans le Chaudron du Portel (Pas-de-Calais). Si l’essentiel s’est joué sur le court, l’ambiance festive insufflée par la Tribune Bleue a contribué à transformer les doutes tricolores en victoire. Reportage.
« Vous pouvez être présent à 13h23 pour le clapping ? » Prévenue à la dernière minute par la Fédération française de tennis, c’est dans la précipitation et le stress que le weekend commence pour la Tribune Bleue. Appelés à monter sur scène pour faire monter l’ambiance, Samuel et Augustin, deux étudiants qui ont fondé le collectif en 2024, traversent le globe pour soutenir les joueurs français. Pendant les matchs, ils préparent des chants personnalisés pour les joueurs, dynamisent les rencontres aux tambours et organisent des événements soutenus par la FFT. « Tu peux garer la voiture, on doit vraiment y aller là » peste Samuel, co-fondateur du collectif. Les fouilles interminables des services de sécurité ralentissent les spectateurs, au grand dam d’Augustin, l’autre fondateur du collectif. « Ils nous préviennent toujours à la dernière minute », s’exclame ce dernier avant de se diriger sur le terrain.
Les pieds posés sur la résine du Chaudron, enceinte emblématique du basket boulonnais avec ses 4000 places, le stress monte. Les lumières s’éteignent enfin, c’est le moment. Sous les applaudissements, Samuel, Augustin et Agathe, supportrice acharnée qui s’est déplacée malgré ses béquilles, font lever les spectateurs. « C’est vraiment une super ambiance où on avait une belle proximité avec les joueurs (…) notre objectif est vraiment de mettre de la voix dans les tribunes pour les Français, en respectant évidemment l’adversaire », confie Samuel avant de dégainer son micro vers la foule.

Une ambiance survoltée qui fait la différence sur le court
« Aux armes ! Aux armes ! Nous sommes les Français, et nous allons gagner ! ». Reprise par un stade en ébullition, ces cris de ralliement galvanisent les joueurs sur le terrain. Pendant deux jours, les chansons de la Tribune Bleue, devenues peu à peu la marque de fabrique de ces passionnés, ont accompagné les performances des Bleus jusqu’à la victoire. « Sans vous, je ne pense pas qu’Arthur (Rinderknech) aurait remporté en deux sets (…) Vous faites la différence. » confirme Pierre-Hugues Herbert après sa victoire en double contre la paire slovaque.
Après 48h à s’époumoner, les membres de la Tribune Bleue ont pu profiter du banquet offert par la Fédération après la victoire des Bleus (3−1) face à la Slovaquie. Bénévoles, joueurs, staffs, tous se rejoignent dans la joie de déguster les petits fours et les bières fraîches à l’issue d’une journée bien remplie. Le moteur allumé comme seule discussion, le retour en voiture est resté bien silencieux en attendant la prochaine destination, le Challenger de Lille.