Plus

    Derniers articles

    Jeu de chaises musicales sous les dorures de la République : quand un ministre en chasse un autre…

    Annoncée samedi 21 septembre, la nouvelle équipe ministérielle a...

    Lille : 5 raisons de plonger au cœur de la crypte de la cathédrale

    Fermée depuis 1995 pour des raisons de sécurité, la...

    « Je suis un chasseur de planète », Thomas Fauchez, un nordiste à la NASA 

    Mardi 27 février, Thomas Fauchez, astrophysicien et planétologue à...

    Pénurie d’essence dans les Hauts de France : les raisons de cette crise

    Cela va faire près de deux semaines, que le Nord de la France est touché comme le reste du pays par une pénurie d’essence qui ne semble pas se rétablir. Refusant de qualifier cela en tant que « pénurie », le gou­ver­ne­ment préfère men­tion­ner des « tensions ».

    On recense mardi dernier près de la moitié des stations essences nordiques privées d’un ou de plusieurs car­bu­rants. La situation se tend, les auto­mo­bi­listes craquent et la grève s’installe. Quatre heures, c’est le temps que Anne, 43 ans, mère de famille, à décidé d’attendre pour alimenter son véhicule : « C’est inad­mis­sible, je ne peux pas emmener mon fils à la crèche, aller au travail, les trans­ports en commun ce n’est pas possible pour moi avec un enfant en bas âge ». Ce que Anne vit, c’est le cas de plusieurs milliers d’automobilistes français ces dernières semaines. Les stations essences se faisant de plus en plus rares, certaines en profitent pour hausser leurs prix. Mohamed, 29 ans, banquier, s’interroge sur les vrais raisons de cette pénurie : « Personnellement, je pense que l’état se fout de nous. On est censé être une des plus grandes puis­sances mondiales et on a du mal à faire une chose simple, mettre de l’essence. Ce n’est pas possible, il y a d’autres raisons ». Ces raisons sont en vérité assez contro­ver­sées. Tandis que certains parlent de pénurie d’essence, la pré­fec­ture du Nord insiste sur une « dif­fi­culté de dis­tri­bu­tion, prin­ci­pa­le­ment en gazole ». 

    Quelles sont les causes de ces stations-​services à sec ? 

    Le premier à être touché par ce manque de carburant est le groupe TotalEnergies. Selon la firme, la prin­ci­pale raison serait la forte demande de ses clients. Étant victime de sa ristourne à 20 centimes le litre d’essence, en ajoutant les 30 centimes de remises sup­plé­men­taires financés par l’Etat, le groupe se voit désor­ga­ni­ser son réseau de livrai­sons dans les stations services. Ceci entrai­nant « une affluence impor­tante » selon TotalEnergies, on note près de 30% d’affluence en plus par rapport au mois dernier. 

    De surcroît, le géant pétrolier a engrangé près de 10,6 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2022, réveillant ainsi les réactions des ses employés pour les conduire à une grève. Les grévistes, s’indignant du chiffre d’affaire de TotalEnergies, réclament une hausse des salaires de 10 %, contre les 3,5% négociés en début d’année. C’est donc une reva­lo­ri­sa­tion des salaires ainsi que des blocages dans les raf­fi­ne­ries impor­tantes du nord de la France qui sont en cause. Concernant les autres groupes pétro­liers, influen­cés par le mouvement des grévistes de TotalEnergies, les grévistes de ExxonMobil (Esso) demandent une hausse de leur salaire à 7,5%, le pétrolier américain réalisant un bénéfice de 18 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022. 

    Ces mou­ve­ments sociaux ainsi que les dernières fortes affluences aux pompes seraient les prin­ci­pales raisons de ces stations-​service à sec. Des révoltes engen­drant des tensions entre auto­mo­bi­listes qui, par peur de manque, rem­plissent des bidons en plus de leur réservoir. Un acte illégal puisque le 5 octobre, les préfets du Pas-​de-​Calais et du Nord, ont signé l’interdiction de réap­pro­vi­sion­ne­ment en bidons pour éviter le stockage et ainsi donner la priorité aux pro­fes­sion­nels de santé, de trans­ports ou encore aux forces de l’ordre. 

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera...

    Contrepoint n°36

    Cinq ans plus tard, les souvenirs du premier confi­ne­ment restent dans les esprits

    Cinq ans après le début de la crise sanitaire et du confinement lié au covid-19, les étudiants se rappellent encore de cette époque qui...

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera finalement pas obligatoire pour passer en seconde, a annoncé le ministère de l’Éducation ce vendredi...

    Le service civique, un tremplin pour la jeunesse

    Lancé il y a 15 ans, le service civique attire de plus en plus de jeunes. Accessible aux 16-25 ans, et jusqu’à 30 ans...