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    Prendre son temps, loin des écrans du quotidien…

    Une fenêtre sur le monde extérieur, une échap­pa­toire loin des problèmes quo­ti­diens, un objet minuscule qui permet de faire tant de choses. Une vitre que l’on fixe à longueur de journée. Les écrans sont partout autour de nous, ils régissent même bien trop souvent nos vies. Comment trouver mon chemin sans GPS ? Comment savoir quel est le meilleur res­tau­rant sans avis Internet ? Ok Google quel temps fait-​il aujourd’hui ? Aucune réponse.

    L’aire du numérique a gagné sur l’air de la campagne. Pourtant, depuis quelque temps, un vent de nouveauté commence à se faire sentir. On lâche les télé­phones et on ouvre les yeux pour observer le paysage. Voici venu l’air de la dés­in­toxi­ca­tion numérique.

    Une réso­lu­tion pour le nouveau chiffre

    « Au lieu de dire que j’arrête la cigarette, je limite mon temps d’écran à 4 heures par jour. » explique Georges, 37 ans et il n’est pas le seul. A peine plus d’un mois en 2026, et les réso­lu­tions en reviennent bien souvent à cela. L’envie de se passer du numérique amplifie la voile de la nouvelle année.

    Comme pour les réso­lu­tions bien pensées, pour réussir à se passer pro­gres­si­ve­ment des écrans, il faut y aller par étape. « A chaque mois qui s’écoule, je passerai une demi-​heure de moins sur mon portable » raconte réso­lu­ment Julia, 23 ans. Cette nouvelle volonté de se passer des écrans est bien présente.

    Se sevrer pour mieux se poser

    Le digital est devenu, pour beaucoup, une drogue qu’il est dur de laisser de côté. On prend son téléphone constam­ment. Quand on s’ennuie, quand on s’amuse, quand on est triste, quand on veut vérifier quelque chose. Tendre le bras vers les écrans est devenu un réflexe, un besoin, un indis­pen­sable qui crée un manque. « Quand je veux l’heure, je regarde tout sauf ma montre. » confie Lola, 29 ans. Les écrans sont devenus de véri­tables exten­sions de nous-mêmes.

    En com­pre­nant cela, beaucoup de gens se sont résolus à réduire leur temps d’écrans. « Je veux réussir à me poser sans me mettre à fixer la vitre de mon téléphone. » espère Sami, 22 ans. La dés­in­toxi­ca­tion numérique passe tout d’abord par là, c’est à dire admettre la satu­ra­tion face aux écrans. L’anxiété, la com­pa­rai­son constante sur les réseaux sociaux, le sommeil perturbé ou encore la réduction de certaines de nos capacités. Tout ceci peut en partie s’expliquer par la dépen­dance au digital.

    Un chan­ge­ment de perspective

    La nouvelle année 2026 aidant forcément, l’envie de chan­ge­ment commence fort. Néanmoins, la tendance autour de la réduction du temps d’écran semble bien partie. « Mon but c’est de tenir dans la durée et de pouvoir m’en passer le plus souvent possible » explique Danaë, 33 ans. Le marathon vers le sevrage numérique débute en 2026. Tout en restant connecté dans un monde où le digital a déjà gagné est une chose, mais le but est ici de le faire de manière res­pon­sable et maitrisée. Non pas une vitre que l’on fixe à longueur de temps, mais seulement quand il le faut.

    Une recon­nexion avec le monde extérieur. Restons connectés pour mieux débran­cher des écrans. Une uti­li­sa­tion raisonnée et uti­li­taire pour mieux regarder le paysage à la fenêtre. Non pas celle de Google Lens mais bien celle où l’on prend le café. « Ok Google, j’ai regardé dehors, il fait beau, je sors. Où est la campagne la plus proche ? Je vais prendre l’air. »

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