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    Que pensent les Belges de la monarchie ?

    Après une décennie de règne, quel est le regard des Belges sur le roi Philippe ? Comment perçoivent-​ils la famille royale au cours de ces dix dernières années ? Nous sommes allés à la rencontre des Belges, au cœur de Bruxelles, devant le Palais royal.

    Arpentant les rues de Bruxelles, au détour de la Grand-​Place, une myriade de boutiques proposent bibelots et coli­fi­chets en tous genres. Entre des drapeaux européens ou belges, des Manneken Pis minia­tures ou des portes clés en forme de gaufre, on a beau chercher on ne trouve aucun objet à l’effigie de la famille royale. Seul un portrait du roi se distingue entre les colonnes de pulls, derrière le comptoir. Comparé à l’Angleterre, il est clair que la famille royale belge ne capi­ta­lise pas sur son image. Pourtant lorsque l’on visite la ville, nombreux sont les bâtiments qui arborent des couronnes ou la mention « royal ». Continuant notre quête, nous décidons de nous rendre au Palais royal. Ici, dans la boutique de souvenirs, nous ne trouvons qu’un choix sommaire se résumant à la même photo que dans le magasin précédent. Comment les Belges perçoivent-​ils leur famille royale ? Sont-​ils fiers, comme les bri­tan­niques, de cette institution ?

    Une appro­ba­tion stable malgré certaines critiques

    Lors d’un dernier sondage Ipsos, réalisé à l’occasion des dix ans de règne du roi, le « Baromètre de la monarchie » était au vert. 57 % des Belges préférent un roi à leur tête, tandis que seulement 28 % rêvent d’une répu­blique. Un penchant prin­ci­pa­le­ment prononcé par les jeunes, les Flamands et les Bruxellois. 

    Aurélia, d’origine flamande, est assis­tante par­le­men­taire au parlement européen. « La monarchie devrait s’arrêter. La famille royale ne sert pas à grand-​chose et ce serait plus simple d’être dans une répu­blique » nous explique-​t-​elle, avant d’ajouter : « en revanche j’aime bien Elisabeth de Belgique, elle est moderne. Mais il faut voir si elle devient reine un jour ». Selon ce même sondage, la princesse Elisabeth bénéficie d’une belle côte de popu­la­rité de 60%. Bien que les partisans de la répu­blique demeurent en minorité, leur nombre croît pro­gres­si­ve­ment (autour des 20 %). 

    Son amie, Diane, ne semble pas d’accord : « le mélange entre la monarchie et l’État, ça peut être compliqué lorsque l’on a quelqu’un qui veut trop s’imposer. En Belgique ce n’est pas du tout le cas. C’est tellement compliqué de former un gou­ver­ne­ment, que le roi est un peu comme un arbitre », argumente-​t-​elle. En effet, 54% des belges sou­haitent voir le roi continuer à jouer un rôle lors de la formation du gou­ver­ne­ment fédéral. 

    Deux citoyens sur trois sont donc favo­rables au maintien de la monarchie. Sans compter que 15% d’entre eux ne se pro­noncent pas, comme Florent, pro­fes­seur de lycée, à Liège : « Personnellement je m’en fiche un peu. Le roi Philippe est un bon roi, mais il manque de charisme. Je pense que l’on a d’autres choses à changer avant de vouloir changer de régime ». Une chose est certaine, le roi Philippe bénéficie d’une côte de popu­la­rité que beaucoup de res­pon­sables poli­tiques (belges ou français) rêve­raient d’avoir.

    Un rôle de négociateur

    Marc Uyttendaele est avocat au barreau de Bruxelles. Spécialiste de la consti­tu­tion belge, il nous explique : « Le roi possède, par la consti­tu­tion, un rôle de négo­cia­teur, conservé dans la réforme de 1996. Il est chargé de réunir les repré­sen­tants de chaque parti pour former une coalition. Un rôle assez important, notamment lorsque les partis poli­tiques n’arrivent pas à se mettre d’accord. En revanche, chaque action du roi est soumise à la res­pon­sa­bi­lité d’un ministre, ce qui lui confère, consti­tu­tion­nel­le­ment, un rôle stra­té­gique ». En 2022 il appelait avec l’un de ses confrères à réformer la consti­tu­tion du royaume : « Notre consti­tu­tion doit être réformée, mais elle ne concerne pas le pouvoir royal. Il s’agissait plutôt d’enlever les régions. En ce qui concerne le roi, il est vrai qu’en allégeant ses pré­ro­ga­tives, cela poserait un réel problème pour la formation d’un gou­ver­ne­ment ».

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