Réconcilier végés et omnivores autour du repas de Noël

Dinde, huîtres, foie gras, saumon fumé… Sur les tables du réveillon de Noël, les plats tra­di­tion­nels réjouissent les omnivores, mais pour celles et ceux qui ont choisi de ne plus consommer de produits d’origine animale, les repas de fêtes riment souvent avec privation. Et si, cet hiver, il y avait de quoi les réconcilier ?

Bien que les Français soient de plus en plus sensibles au bien-​être animal et à la pré­ser­va­tion de la planète, la viande demeure au cœur de leur régime ali­men­taire. Chaque année, ils s’in­surgent contre le gavage des canards mais conti­nuent d’attribuer au foie gras une place de choix sur leur table de fêtes.

Éléa, étudiante de 21 ans, fait partie de ceux qui ont choisi d’aligner leur régime ali­men­taire sur leurs convic­tions en renonçant à la consom­ma­tion de produits d’origine animale. Comme elle, 2,2 % des Français ont un régime sans viande, qu’ils soient végé­ta­riens ou végé­ta­liens, et 24 % sont flexi­ta­riens, d’après une enquête menée par France Agrimer en 2020. Pour eux, rien de plus commun que de se retrouver, lors du réveillon de Noël, face à une table débor­dante de mets sans pouvoir en consommer la majorité. « Avant le décès de mon grand-​père, on allait manger chez lui. » Sur la table il y avait : « huîtres, saumon fumé, foie gras, steak à la cheminée, fromage, bûche de Noël… Je me gavais d’apéro parce que je savais qu’après je n’allais manger que du pain, de la confiture de figues, de la salade et peut-​être des haricots verts. »

Des alter­na­tives végétales sou­cieuses de la tradition

Pourtant, entre respect de la tradition et souci du bien être animal, il y a de quoi récon­ci­lier omnivores et végé­ta­liens autour des tables de fête cet hiver. « C’est assez facile aujourd’­hui de préparer des plats qui conviennent à tous les régimes ali­men­taires », explique la vendeuse de l’é­pi­ce­rie végan Vivanie, rue Léon Gambetta à Lille. « Il existe de nom­breuses alter­na­tives végétales : du fauxmage, du faux gras, du faux saumon… ». Très res­sem­blantes visuel­le­ment et gus­ta­ti­ve­ment, ces imi­ta­tions de fromage, de foie gras et de saumon séduisent de plus en plus de Français. « On fait des stocks à l’approche des fêtes parce qu’on a beaucoup de clients omnivores qui viennent en acheter pour faire plaisir à leur proches végans. »

Pour les adeptes du fait maison, il est également possible de préparer soi-​même des alter­na­tives végétales, c’est ce qu’a l’habitude de faire Éléa, qui fête désormais Noël avec sa famille proche : « On est seulement tous les quatre donc le repas n’est pas trop stressant. Avec ma mère, je prévois des petits plats végans. C’est souvent des marrons, des pommes de terre, du tofu, des blinis de poti­mar­ron ou des émincés de soja. »

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les crises migratoires, la France reste un pays d’accueil pour de nombreux réfugiés. À Paris, plusieurs...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et réveille les consciences. Présidente de Ciudadanías por la Paz, Paula Martinez incarne une diaspora qui...

World Radio Paris, la voix des expatriés anglophones

La ville de Paris accueille près de 330 000 expatriés, qui tentent de vivre dans une ville différente de la leur, où les coutumes...