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Se former à l’autodéfense verbale pour faire face au sexisme

À l’approche du 8 mars, journée dédiée aux droits des femmes, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) propose des ateliers d’autodéfense verbale pour apprendre aux femmes à réagir face au sexisme.

« Eh, t’es bonne ! Réponds quand je te parle ! » Ces paroles vous disent quelque chose ? Si oui, vous avez sans doute déjà été victime ou témoin de har­cè­le­ment de rue. Insultes, com­men­taires déplacés et regards insis­tants sont autant de décli­nai­sons possibles de ce phénomène dont 80 % des femmes ont déjà été victimes dans la rue, selon une étude d’HollaBack, et 100 % dans les trans­ports en commun, selon le Haut Conseil à l’Egalité. Si la plupart des femmes sont sidérées pour répliquer, il est pourtant possible de se former pour apprendre à réagir au mieux.

Travailler sa répartie

À l’occasion du forum pour les droits des femmes organisé à la Maison des Associations de Roubaix, le 5 mars 2025, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) propose un atelier d’initiation à l’autodéfense verbale. Ce jour-​là, Chloé Levray, membre de l’association, invite les passantes à par­ti­ci­per au jeu de cartes « Moi c’est madame » visant à apprendre à dis­tin­guer le har­cè­le­ment sexuel (pression mise pour obtenir un acte sexuel ou répé­ti­tion de propos à conno­ta­tion sexuelle) d’une agression sexuelle (toucher la poitrine, les fesses, la bouche, l’entrejambe ou les cuisses de quelqu’un sans son consen­te­ment) et apprendre à tra­vailler la répartie.

Le jeu « Moi c’est madame », créé en 2020 à partir des témoi­gnages de dizaines de femmes, permet de s’entraîner à réagir face au sexisme ©Julie Couvez

Des stra­té­gies pour répliquer et s’entraider

Une à une, les par­ti­ci­pantes lisent une remarque sexiste pour laquelle les autres devront impro­vi­ser une réponse, demander de l’aide ou réuti­li­ser une réplique. Différentes stra­té­gies de réponses sont envi­sa­geables : poser une question, faire semblant de ne pas com­prendre, faire répéter, renvoyer la remarque, qualifier les faits. « Surtout, il ne faut pas frapper ou insulter parce que ça peut se retourner contre nous d’un point de vue juridique et, quelle que soit votre réponse, évitez de culpa­bi­li­ser : vous avez été prise par surprise, vous n’auriez pas pu en apporter de meilleure. »

Le but du jeu est également de déve­lop­per la sororité et l’entraide. En tant que témoin, il est recom­mandé de suivre la méthode des 5 D : Distraire l’attention du harceleur en faisant semblant de connaître la victime ; Documenter la scène en la filmant (cela servira de preuve si la victime porte plainte) ; Diriger la situation sans se mettre en danger ; Déléguer à un agent de sécurité et Dialoguer avec la victime.

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