La plateforme MonMaster a ouvert le 24 février, laissant un mois aux étudiants de L3 pour formuler leurs vœux. Pourtant, chaque année, de nombreux diplômés restent sans affectation, incertains de leur poursuite d’études.
Dans les filières les plus demandées, la sélection est rude. Avec un nombre de places restreints, parfois inférieur à une dizaine, les étudiants se retrouvent sur liste d’attente ou voient leur candidature refusée. Léa, titulaire d’une licence mention bien d’Économie à Paris 1, s’est retrouvée dos au mur lors de l’annonce des résultats. « J’ai postulé à une quinzaine de masters l’année dernière, j’ai reçu presque autant de refus ».
Grande sœur de Parcoursup, la plateforme inaugurée en 2023 permet difficilement de se démarquer, avec un tri algorithmique dicté par les universités, où l’excellence académique domine. Pour ces étudiants sans affectation, les options restent limitées.
Certains tentent un recours auprès des universités, sans garantie d’obtenir une place à la rentrée. D’autres explorent de nouvelles alternatives, comme le service civique, qui séduit davantage. Cette expérience leur permet de partir à l’étranger tout en menant une mission de volontariat encadrée par un organisme agréé par l’État. Faute d’autre choix, Baia s’est tournée vers cette solution avant de partir au Portugal. « Intéressée par les sciences politiques, cette expérience me permet de m’impliquer activement au sein d’une organisation, rendant ainsi mon année sans master plus valorisante qu’elle ne l’aurait été ». Autant de solutions qui ne garantissent cependant pas une rentrée plus sereine en septembre.