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    Comment les res­tric­tions de la pandémie ont-​elles encore des effets aujourd’hui ?

    Avec l’isolement social et les res­tric­tions, il y a eu beaucoup de stress qui n’en finissait pas. Un stress aussi intense pendant longtemps pré­dis­pose à des symptômes de dépres­sion et d’anxiété. Biologiquement, on peut aussi supposer qu’une infection du coro­na­vi­rus ait des effets sur ces symptômes. On sait qu’il y a un lien entre le système immu­ni­taire et des symptômes dépres­sifs, comme dans la mono­nu­cléose. On pourrait alors supposer un lien entre une infection au Covid-​19 et ces symptômes dépres­sifs observés.

    Quels autres facteurs ont contribué à alimenter ce mal-être ?

    Après la crise sanitaire, il y a aujourd’hui un contexte géo­po­li­tique inquié­tant, avec un conflit en Europe. Il y a aussi le dérè­gle­ment cli­ma­tique, les échéances se rap­prochent à une période où les étudiants actuels seront dans leur vie active. Ils doivent alors se projeter dans un avenir, loin d’être paisible.

    Peut-​on espérer des résultats moins alarmants à l’avenir ?

    La période de tran­si­tion du lycée à l’université est impor­tante dans le déve­lop­pe­ment de l’autonomie, de la res­pon­sa­bi­lité de la personne. L’élève perd tout l’encadrement, ses repères et doit trouver une nouvelle dynamique. Dans quelques années, les futurs étudiants n’auront pas vécu cette période de tran­si­tion en confi­ne­ment, ils pourront mieux s’adapter, et alors on peut espérer des résultats plus rassurants.

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