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    Cinquante nuances de la Saint-Valentin…

    Les boutiques se parent de cœurs et d’hirondelles, les fleu­ristes débordent de roses et de bouquets aux couleurs chaudes. Les rues se rem­plissent de pancartes qui scandent l’amour et les discounts pour les couples pleuvent dans les grandes enseignes. Après un mois de janvier plein de réso­lu­tions et d’envie de nouveauté, il y a un événement qui semble ne jamais changer : la Saint-Valentin.

    « Ça dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insup­por­table » fre­don­nait la chanteuse Anaïs en 2009. Pour beaucoup, c’est ainsi que se résume la fête des amoureux. Main dans la main, aux chan­delles ou au cinéma, on a soudain l’impression que l’amour est partout autour de nous, encore plus quand on est céli­ba­taire. Et si, en réalité, la modernité changeait la donne ?

    Aux origines du rouge

    Le 14 février, personne n’oublie cette date. Même si on le voulait, tout nous rappelle à elle au début du second mois de l’année. Et on ques­tionne alors ses racines. Cette célé­bra­tion a diverses histoires : qu’il s’agisse de celle du prêtre Valentin qui marie clan­des­ti­ne­ment les jeunes amants, de la célé­bra­tion romaine de la fécondité ou de la date clef illus­trant le début de la saison des amours des animaux à plumes.

    Chaque année on assiste aux mêmes scènes. On veut une table dans un res­tau­rant, tout est complet : « c’est la Saint-​Valentin ». On va au cinéma, on se retrouve seule, entre des couples qui se donnent la main : « c’est la Saint-​Valentin ». On décide fina­le­ment de rentrer voir un film chez soi, on éteint la télé en rage, il n’y a que des comédies roman­tiques : « c’est la Saint-​Valentin ».

    Secouer les pétales pour changer

    Et si, au lieu de crier à la solitude, on voyait les choses dif­fé­rem­ment ? Partout dans le monde, là où les couples fleu­rissent, d’autres bouquets se créent. La tendance du Galentines’ Day fait fureur, entre copines, on fait la fête le 13 février au soir ou le 14, mais toujours entre filles. Une façon amusante de rappeler à tous que l’amour n’est pas que roman­tique, les amies comptent tout autant.

    Les nuances de couleurs de la Saint-​Valentin se reflètent ainsi dans les choix d’événements. Le Galentines’ Day se célèbre en rose quand la fête des amours reste au rouge. Les cœurs sont partout, mais c’est l’amitié que l’on célèbre.

    Il en va de même pour les sorties en groupe le soir du 14 février. On se réunit alors dans les res­tau­rants, dans les cinémas ou encore chez soi pour se rappeler qu’on est toujours bien entouré, même lorsque l’on n’a pas de « Valentin ».

    Voir la vie en rouge

    Le jour de la Saint-​Valentin, beaucoup ont tendance à broyer du noir. On se sent seul au monde, on jalouse les couples et on mange du chocolat en culpa­bi­li­sant, comme si c’était la seule fois de l’année où on le faisait. Mais avec la nouvelle année et les bonnes réso­lu­tions viennent les changements.

    Le Galentines’ Day et les fêtes entre amis sont des alter­na­tives parfaites lorsqu’il manque un élément pour faire un couple. On se réunit alors avec ceux qu’on aime comme une famille et on se rend compte que « ça dégouline d’amour » et pourtant, celui-​ci n’a pas de date pour être plus célébré que d’ordinaire.

    La Saint-​Valentin marque une journée pour les couples, en cette année 2026, elle tombe un samedi, parfait pour s’échapper loin de la ville entre tour­te­reaux. Après tout, on a du mal à trouver une table pour deux au res­tau­rant, elles sont prises d’assaut par les groupes plus nombreux. On ne peut pas discuter au cinéma, le brouhaha de la foule empêche le roman­tisme. On rentre alors chez soi pour voir un film, dommage, les films de céli­ba­taires épanouis créent un moment de gêne.

    Le 14 février 2026 est un samedi. Le rouge est partout, le rose aussi, les amoureux et les amis inondent les rues. Les intro­ver­tis n’en peuvent plus : « Ça dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insup­por­table ».

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