Miracle le 21 février. L’US Dunkerque remporte enfin un match de LNH StarLigue en s’imposant face à Chartres (25−24). Les Nordistes mettent fin à une série de dix matches sans succès en championnat, le dernier remontant au 10 octobre face au même adversaire, sur le même score (24−25). Une victoire cruciale dans la course au maintien, puisque les hommes de Yoann Delattre sortent enfin de la zone rouge.
En manque de confiance et enchaînant les lourds revers, les Dunkerquois n’avaient plus d’autre choix que de s’imposer face à Chartres, dans la même méforme que le club nordiste. Les Chartrains étaient eux-aussi sur une série de dix matches sans victoire en championnat. Cela fait à présent onze, puisque ce sont les Dunkerquois qui se sont imposés sur le score de 25 à 24. Malgré une première mi-temps timide (10−7 seulement à la pause), la seconde période s’est montrée plus spectaculaire. Les Dunkerquois se devaient de conserver leur avance tandis que les Chartrains ont enchaîné les prises de risque pour resserrer au score.
Un homme pour sauver l’USDK
Si la performance du demi-centre Diogo Oliveira n’est pas à oublier (9 buts, 69% au tir), c’est bien celle du gardien qu’on retiendra le plus. Auteur d’un match à douze arrêts, le gardien cubain Alejandro Romero Carreras a signé l’une de ses plus grosses performances de la saison. Il est élu homme du match pour la première fois en cette saison 2025 – 2026 et évite un nouveau revers à son club. À noter que le Cubain avait déjà sorti une très belle performance une semaine avant face au Paris Saint-Germain. Les Nordistes s’étaient inclinés à domicile (25−29) malgré les 14 arrêts de Romero Carreras. Avec 122 arrêts depuis le début de la saison, il est classé douzième au classement des gardiens, sur un total de 47 portiers recensés. Une muraille qui permet à l’USDK de reprendre son souffle.
Des problèmes offensifs
Si défensivement, tout semble fonctionner correctement du côté Dunkerquois (6ème défense du championnat), c’est offensivement que tout va mal. Avec 461 buts marqués en 17 matchs, le club présente l’attaque la moins efficace de toute la LNH StarLigue. Même Istres, pourtant bon dernier, a plus fait trembler les filets adverses. Et tout ceci malgré l’immense saison de son demi-centre Diogo Oliveira, auteur de 132 buts en 17 matchs. Le portugais est le deuxième meilleur buteur du championnat derrière le nantais et international français Aymeric Minne.
Même si le jeu Dunkerquois est bien plus porté sur la défense et la gestion plutôt que sur l’offensive, le manque de réalisme devant la cage est criant, et ce depuis plusieurs années. L’année dernière déjà, le club était 15e attaque sur 16, entre Créteil (14e) et Ivry (16e), les deux équipes qui sont descendues en deuxième division.
Un club en déclin
En regardant les matchs et les résultats de l’USDK, on aurait du mal à croire que le club jouait encore la Ligue des Champions il y a encore 10 ans. Champions de France en 2013 – 2014, les Dunkerquois faisaient jeu égal face aux grands gabarits de la LNH StarLigue. Paris Saint-Germain, HBC Nantes ou encore Montpellier, aucune équipe ne faisait peur au club nordiste. Mais depuis ce sacre, les performances du club ne font que chuter. L’USDK n’a plus effleuré le top 5 depuis la saison 2014 – 2015. Et pire que cela, le club est désormais un candidat récurent à la relégation, terminant souvent entre la 10e et 14e place. Le club n’attire plus et les bons joueurs s’en vont vite vers des clubs plus ambitieux.
Aujourd’hui, à 13 journées du terme de la saison 2025 – 2026, le club est 13e, gagnant deux places grâce à sa victoire face à Chartres. Il passe devant son adversaire direct et devant Dijon, vaincu sur le terrain de Cesson-Rennes (36−32).
Enchaînement obligatoire
Si l’USDK veut rester en première division, il faudra enchaîner. Éliminé de la Coupe de France par Nantes (37−21), les Dunkerquois n’ont plus que le championnat pour sauver leur saison. Déplacement sur le terrain de Tremblay (7e) ce vendredi. Côté concurrence, Istres (16e) et Chartres (15e) s’affrontent, Dijon (14e) reçoit le PSG (2e) tandis que Sélestat (12e) se rendra à Toulouse (6e). Il faudra donc assurer un résultat pour éviter de voir revenir la concurrence, une semaine après seulement être sorti de la zone de relégation.