Monmaster​.fr : le nouveau Parcoursup des masters ?

Le 1er février dernier, une toute nouvelle pla­te­forme a ouvert ses portes : monmaster​.fr. Destinée aux étudiants s’ins­cri­vant en première année de master, cet outil vise à réduire les tensions entre offre et demande à l’université.

Depuis la réforme de la sélection en master 1 de 2017, de nombreux étudiants se retrouvent bloqués aux portes du master, faute de places dans des filières sous tension, comme le droit, la psy­cho­lo­gie ou les sciences poli­tiques. Pour beaucoup, cela sonnait le glas de leur parcours uni­ver­si­taire. Un problème que la pla­te­forme Mon Master vise à résoudre. Alexandra, étudiante en deuxième année de psy­cho­lo­gie, se pose déjà des questions. « Ça revient à Parcoursup, et on a vu beaucoup de mauvaises expé­riences avec ce site, donc ça fait un peu peur cette façon de faire pour la sélection en master. Déjà dans le système normal c’est compliqué, donc là, j’ai peur que ce soit encore plus compliqué ». Une inquié­tude partagée par Louis, en recon­ver­sion pro­fes­sion­nelle : « Je ne sais pas trop quoi en penser pour le moment. Je vais pro­ba­ble­ment l’u­ti­li­ser pour mettre toutes les chances de mon côté, mais ça ne m’empêchera pas de présenter des dossiers à l’an­cienne, en envoyant mes can­di­da­tures aux dif­fé­rentes facultés ». Pour d’autres, la pla­te­forme devrait permettre de résoudre les problèmes de sélection. Maé est étudiante en première année de master de droit et a subi, comme ses camarades, l’ancien système. Pour elle, « c’était très compliqué, on a du s’ins­crire sur plusieurs pla­te­formes. Ça va être génial pour les étudiants de Licence 3, parce que ça va être un gain de temps et beaucoup moins de stress. »

Une pla­te­forme unique pour 3 500 formations

Désormais, il y aura une seule et unique pla­te­forme pour toutes les can­di­da­tures. Le gou­ver­ne­ment a affiché trois objectifs : har­mo­ni­sa­tion du calen­drier des can­di­da­tures, sim­pli­fi­ca­tion des dépôts et accé­lé­ra­tion des réponses aux candidats. Pour Lucas Thénard, vice-​doyen de l’Université Catholique de Lille, le nouveau système ne change pas grand chose : « Ça crée un inter­mé­diaire sup­plé­men­taire, ce qui suppose en interne de modifier nos pro­cé­dures. Mais cela ne change pas fon­da­men­ta­le­ment notre manière de sélec­tion­ner nos étudiants. »
Chaque étudiant inscrit en troisième année de licence, ou ayant déjà validé son diplôme, peut s’inscrire sur cette pla­te­forme et formuler jusqu’à 30 voeux. Ouverture des can­di­da­tures le 22 mars prochain.

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