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    Cancer du sein : les Triplettes roses se mobi­lisent pour l’accès aux essais cliniques

    Après plus d’un an de travail, un collectif de patientes, en col­la­bo­ra­tion avec des onco­logues, lance une pla­te­forme nationale recensant les essais cliniques dis­po­nibles sur le ter­ri­toire. 

    « Nous conti­nuons à bousculer les impos­sibles pour améliorer l’accès à l’innovation thé­ra­peu­tique », se réjouit Claude Coutier, pré­si­dente du collectif des Triplettes roses. Depuis fin décembre, le collectif a lancé dans le cadre du programme TripletteAccess, une pla­te­forme recensant les essais cliniques dédiés aux cancers du sein triple négatif dis­po­nibles en France. 

    Moins de 10% des « Triplettes » ont accès à des essais cliniques 

    En octobre dernier, nous étions partis à la rencontre de Claude et de son collectif. Elle nous avait confié leur combat face à la maladie pour l’accès à des trai­te­ments novateurs. Car chaque année en France, 9 000 femmes découvrent qu’elles ont un cancer du sein dit « triple négatif » et 40% d’entre elles ont moins de 40 ans. Agressif, aux récidives fré­quentes… Pour ces patientes leur espérance de vie médiane est de quatorze mois, et le taux de survie à cinq ans de 11%.

    « On est face à des urgences de vie », répète Claude, elle-​même malade depuis plus de cinq ans mais dont le cancer est stable grâce à un trai­te­ment d’immunothérapie. « Pour ce type de cancer du sein, on dénombre seulement 5% de réussite de la chi­mio­thé­ra­pie. De nom­breuses femmes sont dans une impasse thé­ra­peu­tique, pourtant il y a des trai­te­ments novateurs… », poursuit-​elle. Manque d’information, inéga­li­tés ter­ri­to­riales… À l’heure actuelle, moins de 10% des « tri­plettes » ont accès à des essais cliniques. 

    Les essais cliniques d’im­mu­no­thé­ra­pie pour soigner le cancer du sein triple négatif se mul­ti­plient en France. © Marie Chéreau

    Une pla­te­forme nationale « pour dire NON aux pertes de chance » 

    Pourtant, une centaine de pro­to­coles dédiés à ce cancer du sein triple négatif existe en France. « Effectuer soi-​même ces recherches prend du temps. Et quand on souffre d’une maladie galopante, on n’en a pas », s’alarme Claude. Raison pour laquelle le collectif a eu l’idée de créer une pla­te­forme dédiée aux patientes et à leurs médecins, ras­sem­blant tous les essais cliniques dis­po­nibles à ce jour. Après plus d’un an de travail, en col­la­bo­ra­tion avec la start-​up Klineo et sous la super­vi­sion d’oncologues et de centres de renoms (Gustave Roussy, Institut Curie, Centre Léon Bérard), la pla­te­forme voit le jour. « Pour dire NON aux pertes de chances », s’exclame Claude. 

    Le processus est simple : la patiente n’a qu’à ren­sei­gner son his­to­rique médical et la pla­te­forme lui propose les pro­to­coles les plus adaptés. Par la suite, c’est son oncologue qui après véri­fi­ca­tion de son éli­gi­bi­lité à l’essai, exécute les démarches auprès du centre inves­ti­ga­teur. Pour Arnaud Bayle, oncologue à l’institut Gustave-​Roussy et cofon­da­teur de Klineo : « l’algorithme développé avec la moti­va­tion des Triplettes roses et les médecins est ultra per­for­mant et fournit une réponse en un temps record. » Il espère déve­lop­per ce modèle de pla­te­forme pour d’autres patho­lo­gies, toujours en étroite col­la­bo­ra­tion avec des asso­cia­tions de malades. 

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