« C’est une année record » : face au succès des trails, leur orga­ni­sa­tion s’impose comme un défi à part entière

La rentrée de septembre n’est pas réservée qu’aux étudiants, elle marque aussi le retour des trails. Partout dans le Nord, l’engouement populaire pour ce sport ne faiblit pas. Mais à Wingles (Pas-​de-​Calais) comme à Raismes (Nord), les nom­breuses ins­crip­tions obligent les orga­ni­sa­teurs à déployer une logis­tique XXL pour canaliser des milliers de coureurs sur des lieux souvent protégés.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec 880 inscrits au départ de sa 34e édition, la Pyramidale de Wingles a vu sa fré­quen­ta­tion doubler par rapport à l’année pré­cé­dente. Une réussite poussée par la révo­lu­tion qu’a entamée cette épreuve, his­to­ri­que­ment dédiée aux cyclistes. « L’année avant le Covid, le VTT était en déclin et on s’est dit : « Pourquoi ne pas faire un trail ? » Aujourd’hui, la course à pied a pris plus d’importance que notre épreuve his­to­rique », analyse Arnaud Leroy, l’organisateur. Mais face à un tel afflux de coureurs, la machine logis­tique se retrouve bousculée.

Une exigence orga­ni­sa­tion­nelle accrue

La base de loisirs de Wingles, érigée sur un ancien terril, offre un superbe terrain de jeu pour les coureurs : « Le parcours ne monte pas très haut, mais il reste très technique avec de nom­breuses relances », sourit Arnaud Leroy. Afin d’offrir ce tracé de qualité aux inscrits, l’organisateur s’est fixé une règle d’or : se cantonner aux iti­né­raires habituels. « On veut que nos pistes restent exis­tantes et reconnues par la base de loisirs et par les dif­fé­rents sites de nature. » Dans cette même démarche, à quelques jours du départ et alors que les bénévoles s’activent pour fixer les balises sur les arbres et les rochers du parcours, quelques nouvelles méthodes sont testées. « On est en train de tester une bombe de traçage à la craie, plus éco­lo­gique que la chaux », évoque le chef d’entreprise.

Penser plus moderne

À Raismes, la Course des Terrils a réuni, le samedi 26 et le dimanche 27 septembre, presque 5 000 par­ti­ci­pants. Une course créée en 1984, qui a cherché, à ses débuts, à davantage détruire que valoriser le patri­moine minier : « Il y a quinze ans, on pouvait faire ce qu’on voulait, mais je comprends qu’il faille préserver l’environnement » estime Denis Birembault, membre du comité d’organisation. L’ONF avait été dans l’obligation de suspendre la course en 2013, pour des man­que­ments à la pré­ser­va­tion du site. Depuis, l’événement a poussé l’organisation à revoir sa feuille de route : une col­la­bo­ra­tion avec l’ONF pour valider chaque chemin emprunté, un contour­ne­ment des zones Natura 2000 et surtout la limi­ta­tion du nombre de dossards pour éviter un pié­ti­ne­ment massif de la forêt envi­ron­nante. Denis Birembault ne le cache pas, aujourd’hui, pour les orga­ni­sa­teurs de ces courses, le plus grand défi ce n’est plus d’attirer les foules, mais de s’assurer, surtout, qu’elles passent inaperçues.

Le mois des trails

  • 4 octobre : Trail des 3 Monts (Saint-​Sylvestre-​Cappel)
  • 4 octobre : La Bodicienne (Bousies)
  • 11 octobre : Trica’Trail (Saint-​Tricat)
  • 18 octobre : La Ronde de St Jans (Saint-​Jans-​Cappel)
  • 18 octobre : Trail de la Citadelle (Cambrai)
  • 24 octobre : Artemis Trail Festival (Godewaersvelde)
  • 25 – 26 octobre : Natur’ale Trail (Wandignies-​Hamage)

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