Ce troupeau qui entre­tient la ville, à deux pas du Vieux-Lille

Derrière la porte de Gand, dans le Vieux-​Lille, des chèvres et des moutons sont sur­veillés par un chien de troupeau et son berger. À l’initiative de la société Écozoone, ils par­ti­cipent à un entretien éco­res­pon­sable des espaces verts lillois.

Cela fait main­te­nant plus d’un siècle que les for­ti­fi­ca­tions à l’entrée du Vieux-​Lille ne protègent plus la ville. Le pont-​levis et son fossé ont disparu, remplacés par un terrain vague laissé à l’abandon. Pourtant, le monument his­to­rique réserve encore quelques surprises. Le contraste sur place est sai­sis­sant, tant l’ambiance animée de la rue de Gand tranche avec la tran­quillité du troupeau. Perchés sur les murs de la porte de Gand à plus de 10 mètres de hauteur, des chèvres et des moutons broutent herbe et brous­sailles, sous le regard attentif d’un grand chien gris. Un peu plus bas, la caravane de Florin est garée dans un coin du grand terrain vague.

Un entretien discret et non-polluant 

D’un air fier, le berger explique que la présence de son troupeau “six mois dans l’année” permet d’éviter à la ville un entretien polluant, coûteux et bruyant pour le voisinage. Lui reste sur place nuit et jour, “pas le choix, on est berger 24h/​24”. Mais Florin est également père de famille. Près de sa caravane, ses deux filles jouent dans l’herbe, pendant que leur mère décharge des courses. Comme lui, sa famille dort et vit au rythme du troupeau, démé­na­geant chaque semestre vers de nouveaux espaces verts. Florin a suivi la formation de berger urbain il y a 10 ans, chez la société Écozoone. Celle-​ci est spé­cia­li­sée dans l’éco-pâturage, qui consiste à laisser des animaux entre­te­nir natu­rel­le­ment un espace. Écozoone choisit les espèces les mieux adaptées au terrain, forme des bergers et assure un suivi médical régulier des animaux. À Lille, d’autres espaces sont d’ailleurs entre­te­nus de cette façon. On compte déjà 180 moutons au parc de la Citadelle, pour seulement deux bergers !

Les trente animaux passent la majeure partie de leur journée en hauteur, le long des anciennes for­ti­fi­ca­tions de la ville. © Gabriel Florimond

Il est tout à fait possible de venir regarder les animaux de la porte de Gand, même si un panneau précise bien que les nourrir est interdit. Cela pourrait nuire à leur santé et à leur tran­quillité. Et si les barbelés ne vous dis­suadent pas de trop vous approcher, il est probable que le mauvais caractère du chien saura vous convaincre.

Le chien de troupeau a passé sa vie avec les animaux, qu’il surveille jalou­se­ment. © Gabriel Florimond

Education physique à l’école : la balle dans le camp du gouvernement

Malgré des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024...

Produits protéinés : l’ONG Foodwatch alerte sur l’ultra-transformation

La semaine dernière, l’ONG Foodwatch a publié une liste...

Contrepoint n°47

Acheter local et fait-​main, oui, mais à quel prix ?

Dimanche 27 septembre, 80 stands de petits créateurs locaux se sont installés à Saint-André-lez-Lille, à l’occasion du Festival d’automne. Bijoux, bougies, céramiques : ici,...

Un nouveau félin découvert en Bolivie

Dans les forêts montagneuses des Yungas, des scientifiques viennent de découvrir une nouvelle espèce de félin sauvage. Baptisé Leopardus tilcayo, ce petit chat-tigre était...

Quatre moyens de transport durables et acces­sibles aux personnes âgées

Changer ses habitudes de déplacement n’est pas toujours chose aisée, en particulier pour les seniors. Perte d’équilibre, peur de chuter ou difficulté à se...