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    Droits des personnes trans : où en est la France face au recul observé aux États-Unis ?

    Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a entrepris une remise en cause des droits des personnes trans­genres. Mais qu’en est-​il des droits des personnes trans­genres en France ? État des lieux.

    Les personnes trans­genres dis posent de plusieurs droits acquis. Le plus important est la pos­si­bi­lité de changer la mention de leur sexe à l’état civil. Depuis 2016, les personnes trans­genres n’ont plus besoin de fournir la preuve d’une inter­ven­tion médicale ou de tout trai­te­ment médical pour obtenir un chan­ge­ment de sexe. « Elles doivent démontrer que le sexe inscrit à l’état civil n’est pas celui qui cor­res­pond à leur identité de genre, explique Pierre Coulaud, doctorant en droit public à l’université Paris Panthéon-​Sorbonne, spé­cia­lisé dans le droit des personnes LGBTI+. Elles doivent prouver que dans l’espace public elles se pré­sentent dans le genre auquel elles s’identifient par l’intermédiaire du chan­ge­ment de prénom et qu’elles se font appeler ainsi par leurs proches. » L’accès aux soins est également encadré par la loi. « La France est le seul pays dans le monde à prendre en charge à 100% une tran­si­tion. Les médecins ont l’obligation de prendre en charge toute personne sans dis­cri­mi­na­tion. Cependant, certains médecins se basent sur un bilan psy­chia­trique pour autoriser ou non une tran­si­tion. C’est aujourd’hui l’un des combats menés par les asso­cia­tions trans, pour instaurer une dépsy­chia­tri­sa­tion afin d’assurer un accès égal au soin sur tout le ter­ri­toire », expose Pierre Coulaud.

    Les droits ne sont jamais acquis

    « Aujourd’hui, on peut par­fai­te­ment imaginer un retour en arrière sur n’importe quel droit acquis en France. Les droits accordés aux personnes trans pour­raient être remodelés voire supprimés, explique Pierre Coulaud. Même s’il y a des pro­tec­tions légales, la loi se change. Pour faire un parallèle avec l’IVG, la France a décidé de consti­tu­tion­na­li­ser ce droit pour le protéger. Il n’y a aucune dis­po­si­tion consti­tu­tion­nelle en matière des droits des personnes trans. Les droits ne sont jamais acquis, il faut se battre pour les conserver surtout pour les minorités de genre. » Une réalité qui effraye la com­mu­nauté trans. « Ce qu’il se passe aux Etats-​Unis depuis plusieurs mois semble inima­gi­nable, raconte Sarah, en cours de tran­si­tion. C’est assez effrayant. On peut très bien imaginer que cela arrive en France. Quand je vois qu’une actrice trans­genre amé­ri­caine a vu son genre modifié à son insu par les autorités amé­ri­caines, cela me semble inima­gi­nable. C’est une souf­france de naître avec un sexe qui n’est pas celui auquel vous vous identifiez. »

    La France, mauvaise élève en matière de droits LGBT ?

    « On peut consi­dé­rer que la France est moyenne concer­nant les droits des personnes trans­genres. Même si le pays a pris plusieurs mesures ces dernières années pour améliorer les droits LGBT, certaines choses restent tout de même per­fec­tibles, déplore Pierre Coulaud. Il y a un vrai besoin de formation des per­son­nels judi­ciaires et médicaux, pour que chaque citoyen ait le droit à la même prise en charge. »


    Une politique Trumpiste transphobe

    Depuis son inves­ti­ture, Donald Trump frappe fort sur les droits des personnes trans­genres. « Trump est assez impré­vi­sible, explique Loïc Laroche, maître de confé­rences en histoire contem­po­raine. Il réalise des choses qui ne se sont jamais produites dans l’histoire. Il s’en prend à toutes les dernières inno­va­tions acquises par les démo­crates comme le chan­ge­ment de sexe à l’état civil ou l’autorisation des personnes trans dans l’armée. » Aux États-​Unis, ils sont 0,6% des personnes à se consi­dé­rer comme trans­genres. Pourtant, « il en a fait un totem politique. C’est un stra­ta­gème indirect de Donald Trump pour s’attaquer à la com­mu­nauté LGBT en passant par une minorité », ajoute-​t-​il.

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