La nuit de l’a­ni­ma­tion, le marathon des grands enfants

La 23ème édition de la nuit de l’a­ni­ma­tion s’est déroulée le samedi 28 septembre dernier au théâtre Sébastopol à Lille dans le cadre du festival inter­na­tio­nal du court-​métrage 2024. Au programme, des pro­duc­tions aux histoires et aux tech­niques en tout genre.

C’est dans une ambiance cha­leu­reuse et joviale que la nuit de l’animation à commencé dans la grande salle du théâtre Sébastopol. Un véritable marathon de films d’animations de 21h à 6h du matin, avec petit déjeuner offert pour les plus endurants. Pour tuer le temps en attendant le lever de rideau, une com­pé­ti­tion d’avions en papier est lancée par les spec­ta­teurs. Ce sera celui qui atteindra la scène en premier qui l’emporte. Les adultes dans la salle retrouvent déjà leur âme d’enfant. 

En col­la­bo­ra­tion avec le Festival inter­na­tio­nal du film d’animation de Bruxelles, Anima, des court-​métrages entre 1 et 20 minutes sont diffusés, de toutes origines, histoires et tech­niques d’a­ni­ma­tion. Divisée en 3 parties, la soirée est rythmée au gré de 3 longs-​métrages choisis pour l’oc­ca­sion. D’abord Wallace et Gromit et le mystère du lapin garou sorti en 2005 réalisé entiè­re­ment en pâte à modeler. Luca, étudiant, a sauté sur l’oc­ca­sion pour revoir ce film qui a bercé son enfance : « Je le regardais toujours en DVD chez moi, j’ai adoré le voir au cinéma. »

En deuxième partie, Paprika, film d’a­ni­ma­tion japonais, qui floute les limites entre rêve et réalité dans un carcan de couleurs criardes. La soirée se clôture avec Harmonie sortie cette année, aussi dérou­tante dans son scénario que dans sa technique 3D. La nuit, était également rythmée par l’in­ter­ven­tion sur scène de plusieurs réa­li­sa­teurs pour présenter leurs projets respectifs. 

Mention aux courts-​métrages qui ont retenu l’at­ten­tion de Contrepoint 

My Name Is Edgar and I Have a Cow de Filip Diviak. Le court-​métrage tchèque et slovaque raconte le quotidien d’Edgar qui adopte un veau pour que celui-​ci n’aille pas à l’a­bat­toir. Il l’emmène dans son appar­te­ment en ville, mais le veau va beaucoup grandir, au point que Edgar devra prendre une décision radicale. 

La mort du petit cheval de Gabrielle Selnet. Virée de chez sa mère sans même une paire de chaus­sures, Gab cherche un appar­te­ment dans le chaos des rues de Paris mais va vite déchanter face aux dif­fi­cul­tés qui se confrontent à elle. 

Nuit chérie de Lia Bertels le film d’a­ni­ma­tion belge plein de poésie se passe en hiver. Un ours n’arrive pas à dormir et broie du noir. Un singe blanc lui propose d’aller manger du miel chez sa tante, mais attention au Yéti qui rôde. 

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