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Exilée en Allemagne, une jeune étudiante ukrai­nienne témoigne

Voilà déjà trois ans que la guerre en Ukraine fait rage. La popu­la­tion est fatiguée des bom­bar­de­ments inces­sants et ne voit aucune issue à la situation. Face à l’arrêt de l’aide militaire amé­ri­caine, la jeunesse s’insurge. Comme Izabella qui livre pour Contrepoint son témoignage.

Le parapluie américain gelé pour une durée indéterminée

La nouvelle est lourde. Tombée au matin du mardi 4 mars, les États-​Unis annoncent suspendre, pour une durée indé­ter­mi­née, l’aide militaire à l’Ukraine. C’est une sorte de chantage pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui verra débloquer cette aide quand “il décidera de faire preuve de bonne volonté” afin de négocier avec Poutine. C’est une humi­lia­tion de plus pour Zelensky et le peuple ukrainien, qui voit cela comme une soumission.

Voilà déjà plusieurs années que la guerre a commencé : dès 2014 avec l’annexion de la Crimée, puis en février 2022 avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La popu­la­tion est fatiguée. Les soldats sont lasses de se battre pour une guerre qui n’en finit pas. Par plusieurs milliers, ils désertent. Quant aux civils, plus de six millions d’ukrainiens ont trouvé refuge à travers l’Europe. Cette guerre provoque la plus grande crise de dépla­ce­ment de popu­la­tion depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’Europe, cette terre d’accueil pour les exilés ukrainiens

La décision n’est pas facile, encore plus quand elle est forcée. C’est ce que nous raconte Izabella Krupchan, cette jeune femme de 21 ans aux yeux bleus perçants.

Originaire de Soumy, cette ville au Nord de l’Ukraine qui a subi dès le com­men­ce­ment l’invasion des russes en Ukraine. Izabella décide de partir en janvier 2022 pour l’Allemagne. Elle ne part pas de sa ville natale pour fuir la guerre mais bien pour rejoindre sa mère et ses frères et sœurs, qui y sont installés depuis main­te­nant onze ans. Au départ, Izabella rend juste visite à ses proches et par la même occasion, cherche des oppor­tu­ni­tés pour de poten­tielles for­ma­tions. Elle ne se doutait abso­lu­ment pas qu’un mois plus tard, sa ville serait en première ligne de l’invasion russe.

Depuis, la jeune ukrai­nienne n’est pas partie du pays. Elle donne des cours d’allemand dans un collège-​lycée pour des élèves ukrai­niens et travaille en free-​lance comme linguiste.

Même s’il y a des choses jugées injustes selon Izabella, elle ne s’y attarde pas et se rend compte de l’énorme appui qu’elle reçoit : “Je suis incroya­ble­ment recon­nais­sante pour le soutien des Allemands dès les premiers jours de guerre jusqu’à aujourd’hui”. 

Ce que provoque la guerre comme sentiments

La plupart de mes proches vivent en Ukraine. Ils ont décidé par eux-​mêmes de ne pas fuir”. Cette guerre fait peur. En tout cas, c’est ce qu’a ressenti Izabella au début de la guerre. Elle prend main­te­nant du recul et essaie de se résonner le plus possible : “L’inquiétude demeure, mais j’ai appris à la gérer”. 

Izabella n’est pas fatiguée par la situation, elle est inquiète. Pour elle, il est important de rappeler que le peuple ukrainien tient bon et se bat contre la Russie depuis main­te­nant onze ans : “Nous y arri­ve­rons, mais le prix de la liberté est incommensurable”. 

La réaction du peuple ukrainien face à la sus­pen­sion de l’aide militaire

Izabella avoue ne pas être étonnée de la décision de Trump. Selon elle, c’était même plutôt pré­vi­sible. Cependant, elle se dit quand-​même pro­fon­dé­ment bou­le­ver­sée : “Ma première réaction était le choc. Comme si on était dans le film Don’t Look Up, qui était censé être une satire de l’in­sou­ciance humaine, mais qui est devenu une réalité pour l’Ukraine”. 

La jeune linguiste accuse l’Europe d’être trop douce, trop lente avec le plus grand état ter­ro­riste du monde selon elle : “Les criminels, les assassins et les ter­ro­ristes doivent être mis derrière les barreaux, pas à la table des négociations”. 

Izabella rêve de jours meilleurs pour son pays et pense fortement à un retour probable en Ukraine.

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