Plus

    Derniers articles

    Pourquoi autant de temps addi­tion­nel pendant les matchs de la coupe du monde ?

    Depuis le début du mondial, les matchs semblent durer...

    Une expo­si­tion Playmobil pour faire rêver les enfants

    Jusqu'au 25 janvier, une exposition Playmobil a pris place...

    Sarah Van Melick : un pont entre le Maroc et le bassin minier

    L’art pour questionner le brassage multiculturel, tel est le...

    Infertilité masculine : le petit oiseau va-​t-​il s’en sortir ?

    La jeunesse d’aujourd’hui ne veut pas ou peu d’enfants. La jeunesse de demain pourrait être incapable d’en avoir. D’après une étude publiée par le Human Reproduction Update, à l’échelle mondiale, la concen­tra­tion moyenne de gamètes dans le sperme a chuté de moitié. En France, déjà près d’un quart des couples fait face à des problèmes d’infertilité. 

    Selon l’épidémiologiste amé­ri­caine, le Dr. Shanna Swan, sur les 50 dernières années, la densité moyenne en sper­ma­to­zoïdes du liquide séminal a connu une dimi­nu­tion prononcée et régulière de 1% chaque année dans la zone Etats-​Unis-​Canada-​Europe de l’Ouest. Actuellement, elle est de 47 millions/​ml en Occident et de 49 millions/​ml dans le monde. Les problèmes de fertilité sont observés en dessous d’une concen­tra­tion de gamètes de 40 millions/​ml. 

    Cette dégra­da­tion de la qualité du sperme est due à plusieurs facteurs et est à présent observée sur tous les conti­nents. La séden­ta­rité, le stress chronique et la consom­ma­tion régulière d’alcool et de tabac inhibent plus ou moins l’émission de tes­to­sté­rone, hormone res­pon­sable de la pro­duc­tion des sper­ma­to­zoïdes. Les per­tur­ba­teurs endo­cri­niens per­turbent également le fonc­tion­ne­ment des glandes sur­ré­nales, émet­trices et régu­la­trices d’hormones dont la tes­to­sté­rone.  

    On trouve ces per­tur­ba­teurs endo­cri­niens dans les embal­lages plas­tiques, les déodo­rants et les revê­te­ments chimiques sur les cartons de pizza, les imper­méables ou encore les maillots de bains. Ils sont pour la plupart bénins et évacués natu­rel­le­ment par le corps au bout de quelques heures. Le risque réside dans l’exposition constante des personnes à moyen et long terme.  

    Les phtalates par exemple affai­blissent dura­ble­ment la fertilité masculine et même la des­cen­dance des personnes affectées. Ce sont des produits chimiques anti-​androgènes qui per­turbent tem­po­rai­re­ment les cycles hormonaux et empêchent l’émission de tes­to­sté­rone. Lorsqu’un enfant mâle est conçu par une personne régu­liè­re­ment exposée aux phtalates, le risque d’altération de son déve­lop­pe­ment ana­to­mique est accru.  

    C’est ce que le Dr Shanna Swan appelle le syndrome de phtalates. Ce syndrome cause une baisse de la taille des organes génitaux masculins ; de la pro­duc­tion jour­na­lière de sperme et une hausse des risques du cancer des tes­ti­cules. Un faible taux de tes­to­sté­rone affecte également la santé mentale des hommes. Baisse du niveau d’énergie, appétit irré­gu­lier, troubles du sommeil, dif­fi­culté de concen­tra­tion, anxiété et dépres­sion sont fortement corrélés à un cycle hormonal masculin en désordre. Écono­mi­que­ment, ces problèmes posent la question de l’évolution de la pro­duc­ti­vité des hommes au travail.  

    La crise mondiale de la fertilité masculine amène un chan­ge­ment de la per­cep­tion des problèmes démo­gra­phiques des pays du Nord. Des problèmes qui ne se résument plus à la tran­si­tion démo­gra­phique, à l’urbanisation des modes de vie ou à l’angoisse suggérée par le dérè­gle­ment cli­ma­tique chez les plus jeunes. Ils sont inti­me­ment liés aux modes de pro­duc­tion et de consom­ma­tion. 

    Une étude mené par le Dr Shanna Swan aux Etats Unis dans les années 2000 met en cause l’exposition aux pes­ti­cides ou la consom­ma­tion régulière de produits qui en contiennent. La qualité et la quantité de sper­ma­to­zoïdes en est gran­de­ment affectée. Les habitants des zones agricoles pro­duisent deux fois moins de sper­ma­to­zoïdes mouvants que les habitants des métro­poles. Et les métro­po­li­tains eux-​mêmes sont près de deux fois moins fertiles que leurs grands‑pères (99 millions/​mm en 1972). Si cette tendance se poursuit, dès 2045, la majorité des couples devront recourir à la PMA pour concevoir 

    Ça y est, il est chevalier : le dernier crieur de journaux de Paris mis à l’honneur

    Le 28 janvier 2026, au cœur de la somptueuse...

    Prendre son temps, loin des écrans du quotidien…

                Une fenêtre sur le monde extérieur, une échappatoire...

    Un mois après les bonnes réso­lu­tions de janvier, pas trop de désillusions…

    « C’est l’intention qui compte » a répondu Katherine, 45 ans,...

    Contrepoint n°42

    Ça y est, il est chevalier : le dernier crieur de journaux de Paris mis à l’honneur

    Le 28 janvier 2026, au cœur de la somptueuse salle des fêtes de l’Élysée, s’est déroulée une cérémonie où le président de la République,...

    Un mois après les bonnes réso­lu­tions de janvier, pas trop de désillusions…

    « C’est l’intention qui compte » a répondu Katherine, 45 ans, à la question : « Tenez-vous encore vos résolutions 2026 après un mois ? ».  C’est vrai quand on...

    Carrefour dans le viseur de L.214 : l’association porte plainte pour « tromperie du consommateur »

    À travers une mobilisation nationale, L.214 dénonce les conditions dans lesquelles sont élevés les lapins de la filière « Qualité Carrefour ». L’association de défense...