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    Le message de Fawzia Koofi aux étudiants en journalisme

    Lors de la confé­rence qu’elle a donnée le 8 février à l’université catho­lique de Lille, la femme politique afghane et militante pour les droits des femmes, Fawzia Koofi, s’est exprimée sur le trai­te­ment média­tique de son pays. Son message aux étudiants en jour­na­lisme : regarder la réalité de l’Afghanistan en face et rendre compte de l’héroïsme de celles et ceux qui luttent contre l’op­pres­sion talibane.

    C’est une anecdote forçant son rire qui rompt le récit de la situation de l’Afghanistan sous le tota­li­ta­risme taliban. “Vous n’en avez jamais entendu parler, mais il y a des femmes qui ont battu comme plâtre des talibans se pré­sen­tant à leurs portes, et ceux-​ci ont bien été forcés de repartir penauds”. Une anecdote, vraiment ? Au contraire, ce sont ces petits actes qui consti­tuent la résis­tance des femmes afghanes autant farouche qu’elle est passée sous silence. “Les médias européens ne parlent de l’Afghanistan que lorsque les talibans imposent une nouvelle loi liber­ti­cide aux femmes, jamais de l’héroïsme de celles qui sont restées ou de celui des mili­tantes exilées”. Et force est de constater que Fawzia Koofi a raison : tout ce que l’on sait du sort des Afghanes se résume aux nouveaux édits talibans, le dernier datant du 29 décembre 2022 lorsque les nouveaux maîtres de Kaboul ont imposé aux ONG de ne plus employer de femmes. Depuis, rien n’a été dit sur la dété­rio­ra­tion des condi­tions de vie des habitants du pays. Pourtant, pour contester la répres­sion, celles qui sont chaque jour plus éloignées de la vie civile résistent indi­vi­duel­le­ment et collectivement.

    « Empo­werment » ou le retour du chaos

    Fawzia Koofi, qui s’exprime en anglais lors de la confé­rence, emploie ce terme d’ « empo­werment » qui nous est devenu familier sans qu’une tra­duc­tion littérale n’existe en français. Il s’agit de la libé­ra­tion par l’affirmation de son soi persécuté, de sa puissance de lutter en tant que femme pour ses droits dans le cas des Afghanes.

    Pourtant, peu de paroles sont dites, peu de mots sont écrits au sujet des Afghanes. “Lors de son dernier discours sur l’état de l’Union, Joe Biden n’a rien dit de l’Afghanistan parce que c’est un échec pour les Etats Unis”, nous dit Fawzia Koofi. “Et le 8 mars pour la journée inter­na­tio­nale pour les droits des femmes, nous avons organisé une marche pour les afghanes. Mais mis à part quelques Unes au sujet de Malala [Yousafzai, militante pakis­ta­naise pour les droits des femmes et leur accès à l’éducation, prix Nobel de la paix en 2014 à 17 ans], les médias n’ont pas relayé notre discours”. Pourtant, considère la militante, “l’Afghanistan rede­vien­dra le problème des européens si rien n’est fait en devenant à nouveau une base arrière pour les groupes armés extré­mistes, que l’on peut appeler ter­ro­ristes même si j’ai du mal avec l’im­pé­ria­lisme que cette ter­mi­no­lo­gie repré­sente”. Et à Fawzia Koofi de s’adresser à son parterre d’étudiants jour­na­listes : “écrivez sur l’Afghanistan et ses héros et héroïnes, c’est d’eux que viendra la victoire des droits humains dans le pays!”. 

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