Les séquelles du Covid-​19 flottent toujours dans l’esprit des étudiants

Depuis quelques années, la Covid-​19 et ses res­tric­tions ont quitté le quotidien des Français, mais un mal-​être persiste chez les étudiants. Le pro­fes­seur Lucas de Zorzi, maître de confé­rence en neu­ros­ciences à l’université de Lille, nous éclaire sur le sujet.

Comment les res­tric­tions de la pandémie ont-​elles encore des effets aujourd’hui ?

Avec l’isolement social et les res­tric­tions, il y a eu beaucoup de stress qui n’en finissait pas. Un stress aussi intense pendant longtemps pré­dis­pose à des symptômes de dépres­sion et d’anxiété. Biologiquement, on peut aussi supposer qu’une infection du coro­na­vi­rus ait des effets sur ces symptômes. On sait qu’il y a un lien entre le système immu­ni­taire et des symptômes dépres­sifs, comme dans la mono­nu­cléose. On pourrait alors supposer un lien entre une infection au Covid-​19 et ces symptômes dépres­sifs observés.

Quels autres facteurs ont contribué à alimenter ce mal-être ?

Après la crise sanitaire, il y a aujourd’hui un contexte géo­po­li­tique inquié­tant, avec un conflit en Europe. Il y a aussi le dérè­gle­ment cli­ma­tique, les échéances se rap­prochent à une période où les étudiants actuels seront dans leur vie active. Ils doivent alors se projeter dans un avenir, loin d’être paisible.

Peut-​on espérer des résultats moins alarmants à l’avenir ?

La période de tran­si­tion du lycée à l’université est impor­tante dans le déve­lop­pe­ment de l’autonomie, de la res­pon­sa­bi­lité de la personne. L’élève perd tout l’encadrement, ses repères et doit trouver une nouvelle dynamique. Dans quelques années, les futurs étudiants n’auront pas vécu cette période de tran­si­tion en confi­ne­ment, ils pourront mieux s’adapter, et alors on peut espérer des résultats plus rassurants.

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les crises migratoires, la France reste un pays d’accueil pour de nombreux réfugiés. À Paris, plusieurs...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et réveille les consciences. Présidente de Ciudadanías por la Paz, Paula Martinez incarne une diaspora qui...

World Radio Paris, la voix des expatriés anglophones

La ville de Paris accueille près de 330 000 expatriés, qui tentent de vivre dans une ville différente de la leur, où les coutumes...