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    Quand l’avenir de la planète remet en question le désir d’enfants

    Alors que la crise cli­ma­tique bou­le­verse nos cer­ti­tudes et nos modes de vie, un débat passionné anime les jeunes géné­ra­tions engagées : faut-​il renoncer à avoir des enfants pour préserver la planète ? De plus en plus de jeunes écolos font ce choix radical. Deux jour­na­listes engagées, Salomé Saqué et Charlotte Meyer, partagent leurs visions contras­tées sur ce sujet sensible.

    Le renon­ce­ment comme acte militant

    Salomé Saqué, jour­na­liste et autrice du livre Sois jeune et tais-​toi, fait partie de celles qui ont choisi de ne pas avoir d’enfants, un choix qu’elle reven­dique haut et fort. Pour elle, l’urgence cli­ma­tique impose de repenser nos priorités. « J’ai pris conscience que le mode de vie que nous avons aujourd’hui n’est pas sou­te­nable. Rajouter une vie sur une planète déjà exsangue me semble incom­pa­tible avec mes valeurs éco­lo­giques », explique-t-elle.

    « Sois jeune et tais-​toi » par Salomé Saqué paru en 2022

    Dans son ouvrage, elle décrit les pressions sociales aux­quelles elle fait face en tant que jeune femme, souvent sommée de justifier ce choix. « Ne pas vouloir d’enfants est encore vu comme une anomalie, mais je crois pro­fon­dé­ment que c’est un acte d’amour envers la planète. » Salomé Saqué voit dans cette décision un moyen de remettre en question un modèle sociétal qu’elle juge insoutenable.

    Allier écologie et maternité : une autre voie possible

    À l’opposé de cette position, Charlotte Meyer, jour­na­liste et autrice de Les enfants de l’apocalypse : faire des mômes n’empêche pas d’être écolo, défend l’idée qu’avoir des enfants et être éco­lo­giste ne sont pas incom­pa­tibles. Elle plaide pour une maternité consciente et engagée. « Faire des enfants, c’est aussi croire en un futur et vouloir trans­mettre des valeurs qui pourront contri­buer à changer le monde », affirme-t-elle.

    « Faire des mômes n’empêche pas d’être écolo », livre de Charlotte Meyer paru en 2025

    Charlotte Meyer invite à repenser la paren­ta­lité dans un cadre éco­lo­gique : réduire son empreinte carbone, consommer de manière res­pon­sable, et élever des enfants sen­si­bi­li­sés à l’environnement. « Renoncer à la maternité peut être un choix res­pec­table, mais cela ne doit pas devenir une norme morale imposée aux femmes. Chacune doit pouvoir trouver sa voie dans ce débat. »

    Des jeunes soucieux de leurs choix

    Au-​delà des discours média­tiques, la question fait aussi débat parmi les étudiants. Margot, 21 ans, étudiante en médecine, partage son dilemme : « Je me sens coupable à l’idée d’avoir des enfants, car je vois l’état du monde et les défis à venir. Mais en même temps, l’envie de trans­mettre une partie de moi est plus forte.» De son côté, Laetitia, 22 ans, étudiant en médiation cultu­relle, estime que la solution ne passe pas par le renon­ce­ment : « Je comprends ceux qui ne veulent pas d’enfants, mais je pense qu’on peut agir autrement pour l’écologie. On peut militer pour des poli­tiques envi­ron­ne­men­tales plus ambi­tieuses et assurer un avenir à nos enfants. »

    Une question ouverte

    Entre le choix radical de ne pas avoir d’enfants et celui de concilier maternité et écologie, les jeunes géné­ra­tions explorent des voies diverses, reflétant la com­plexité des enjeux cli­ma­tiques et sociaux. Ce débat soulève une question fon­da­men­tale : comment trouver un équilibre entre nos aspi­ra­tions per­son­nelles et la res­pon­sa­bi­lité que nous avons envers la planète ? Ce qui est certain, c’est que cette réflexion ne cesse de gagner en impor­tance à mesure que l’urgence cli­ma­tique s’intensifie.

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