Brésil – Tunisie : Le retour des “vrais” matchs amicaux ?

Mardi soir, le stade lillois Pierre-​Mauroy accueillait les équipes natio­nales du Brésil et de la Tunisie, pour un match de football amical. Trois heures avant le coup d’envoi, les sup­por­ters des deux pays étaient déjà réunis et en pro­fi­taient pour célébrer. Dans une atmo­sphère par­ti­cu­liè­re­ment détendue, une centaine de fans étaient attroupés Grand Place, arborant fièrement leurs couleurs.

Ce qui n’était au début qu’une banale réunion au bar « La Place » s’est pro­gres­si­ve­ment trans­formé en une superbe scène de liesse. Des sup­por­ters tunisiens qui ne faisaient que passer se sont doucement attroupés autour des premiers drapeaux rouge et blanc, vite rejoints par leurs amis. Des jeunes enfants aux plus anciens, tout le monde a fini par danser, chantant notamment l’Espérance sportive de Tunis, tout cela au rythme des tambours d’Ahmed Gorbel et de son frère. Ahmed garde pourtant la tête froide et parie même sur une défaite 3 – 1 de son équipe, avec le sourire. Pour lui ce qui compte le plus, c’est ce genre de moments.

Scène de liesse des sup­por­ters tunisiens avant la rencontre Brésil-​Tunisie. PHOTO : Gabriel Florimond

Soudainement, des couleurs dénotent dans la foule, avec l’arrivée bruyante d’un petit groupe de 4 sup­por­ters bré­si­liens. Sans hésiter, ils se sont joints aux célé­bra­tions, et ont curieu­se­ment été très bien accueillis ! Le football nous a pourtant habitués à un autre genre de ren­contres entre sup­por­ters, celles qui dégé­nèrent mal­heu­reu­se­ment trop souvent. Une telle scène serait par exemple inima­gi­nable lors d’un classico Paris-​Marseille. Mais pas ce soir, pas pour eux. Lucas, un des premiers jeunes bré­si­liens à avoir rejoint la foule, était très heureux du moment passé avec les sup­por­ters tunisiens. Bien qu’il espère toujours gagner « 4 – 0, facile », il me confie que « Comme ça c’est mieux, il n’y a pas de disputes, c’est juste danser et faire la fête ! »

Cette ambiance bon enfant peut s’expliquer par le fait que les deux nations se sont récemment déjà qua­li­fiées pour la Coupe du monde 2026. L’affrontement de mardi soir avait donc plutôt pour but de se préparer, sans consé­quences graves en cas de défaite. 

Les deux équipes ont fina­le­ment fait match nul (1−1).

Un enfant sur les épaules de son père, devant la célé­bra­tion des sup­por­ters tunisiens. PHOTO : Gabriel Florimond

À Paris, l’accueil des réfugiés passe aussi par la culture

Dans un contexte marqué par la guerre et les...

La diaspora colom­bienne vote à Paris pour trans­for­mer son pays

À des milliers de kilomètres de Bogota, des Colombiens...

Paula Martinez Takegami : le corps comme lieu de lutte et de résilience

À Paris, loin de la Colombie, elle soigne et...

Contrepoint n°46

La salle de sport, miroir gros­sis­sant de notre société

On a tous une connaissance qui va « à la salle » chaque semaine, parfois tous les jours. Cet ami, c'est peut-être vous. Mais...

Un jour férié pour du football : une réalité

Ce mardi 31 mars ont eu lieu les barrages qualificatifs à la Coupe du Monde (11 juin - 19 juillet 2026). Le monde entier...

Briser la glace : le hockey féminin sort de l’ombre

Longtemps perçu comme un sport masculin, le hockey sur glace féminin connaît aujourd’hui un nouvel élan en France. Les joueuses des Corsaires de Dunkerque racontent, entre...