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    Rue du Molinel, sous les pavés, une porte médiévale oubliée

    Depuis un mois, les archéo­logue de l’Institut national de recherches archéo­lo­giques pré­ven­tives (INRAP) écument la rue du Molinel à Lille. Avant les travaux de ter­ras­se­ment prévus par la métropole lilloise (MEL), la pré­fec­ture a saisi les cher­cheurs pour faire ressurgir la cité médiévale.

    Sous les roues, sous les pavés et le béton du centre lillois s’étendent les fon­da­tions d’une ville disparue. La MEL, qui prévoyait le ter­ras­se­ment de la rue du Molinel s’est vu imposer par la pré­fec­ture l’intervention des archéo­logues de l’INRAP.

    Une fresque his­to­rique sous la rue du Molinel

    Ludovic Debs, res­pon­sable des recherches, est spé­cia­liste de l’archéologie urbaine médiévale et moderne. Sur ce tronçon d’une trentaine de mètres, il parvient à lire l’histoire de la ville, du 11e siècle jusqu’en 1914. C’est là, rue du Molinel, que se tenait il y a un mil­lé­naire la porte médiévale lilloise. Mais difficile d’imaginer parmi les décombres qu’une vie humaine se déve­lop­pait là. Car en 1603 sont entrepris des travaux colossaux pour moder­ni­ser la ville. Par-​dessus l’imposante porte médiévale en granit sont construites des bâtisses en brique. La cité s’étend alors jusqu’à l’actuel boulevard de la Liberté. Son agran­dis­se­ment a balayé les vestiges de l’ancienne ville dont la porte en granit est le dernier témoin aujourd’hui. L’urbanisation évolue les siècles suivants, mais en 1914, la capitale des Hauts-​de-​France est bombardée par les Allemands. La rue du Molinel n’échappe pas à la des­truc­tion. Il faudra attendre la fin de la guerre pour que la ville ne s’élève à nouveau des décombres. À cette occasion, la rue est agrandie et les traces de l’ancienne ville dis­pa­raissent défi­ni­ti­ve­ment sous l’asphalte.

    Pourquoi creuser ?

    « Notre métier est d’écrire une histoire de Lille qui n’a jamais été racontée. » On sait peu de chose sur la vie dans la cité médiévale de Lille. « Les docu­men­ta­tions de l’époque pro­viennent exclu­si­ve­ment du clergé et de la noblesse. Nous, on essaye de découvrir la vie des gens qui n’écrivaient pas », explique Ludovic Debs. Mais le défi pour y parvenir est de taille car « les seuls vestiges qu’on a retrouvés sont sur une bande de deux mètres ». Les archéo­logues ne perdent pas espoir. Ils ont jusqu’à fin mars pour percer le mystère du Lille médiéval. Ludovic Debs et son équipe finiront d’explorer ce tronçon la semaine prochaine. L’autre côté de la rue, qui cor­res­pon­drait aux jardins des maisons de la renais­sance, sera ensuite décou­verte. Les archéo­logues espèrent y retrouver de nouveaux vestiges de la porte, dont aucune image n’existe à ce jour.

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