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    Votre pro­prié­taire est un rat ? Voici les 3 étapes à suivre !

    Qu’est-​ce qui est plus dur que trouver un appar­te­ment dans une ville étudiante ? Trouver un appar­te­ment étudiant à Lille en bon état ! Avec ses 114 223 étudiants (soit 3.8% de la popu­la­tion étudiante française), il peut arriver que vous aussi, vous vous trouviez face à un pro­prié­taire qui refuse de répondre à vos besoins vitaux. Retour sur les infor­ma­tions à ne pas manquer si vous vous retrouvez dans une galère pas possible !

    Que faire lorsque votre pro­prié­taire vous rend un appar­te­ment dans un état dégradé et vous demande ensuite de veiller aux travaux de ce dernier ? Pas de panique, le droit français à la solution ! La loi du 6 juillet 1989 est caté­go­rique : le pro­prié­taire a des devoirs qu’il se doit de respecter. La loi énonce que ce dernier doit vous remettre un logement en bon état, « ne laissant pas appa­raître de risques mani­festes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé » et il doit comporter en son sein « des éléments le rendant conforme à l’usage d’habitation ».

    Mais ce n’est pas tout ! Point de la plus grande impor­tance, le pro­prié­taire se doit de « délivrer au locataire le logement en bon état d’usage et de répa­ra­tion ainsi que les équi­pe­ments men­tion­nés au contrat de location en bon état de fonc­tion­ne­ment ». Selon les usages de la même loi du 6 juillet 1989, le pro­prié­taire est en charge « d’en­tre­te­nir les locaux en état de servir à l’usage prévu par le contrat et y faire toutes les répa­ra­tions, autres que locatives, néces­saires au maintien en état et à l’entretien normal des locaux loués »

    Que faire lorsque le pro­prié­taire refuse d’assumer sa responsabilité ?

    La première étape, et pas la moins impor­tante, est mettre le pro­prié­taire en mise en demeure. La mise en demeure est une procédure juridique per­met­tant au locataire de contacter le pro­prié­taire afin de lui faire part de ses obli­ga­tions légales concer­nant les répa­ra­tions de l’ap­par­te­ment. La mise en demeure a une valeur juridique, c’est à dire qu’elle pourra être retenue par le juge en cas de litige au tribunal. Cette procédure oblige léga­le­ment le pro­prié­taire à respecter ses obli­ga­tions qui, en cas de refus manifeste, sera en consé­quence recevable dans le cas d’une éven­tuelle poursuite devant la justice.

    Dans le cas où votre pro­prié­taire ne veut entendre raison sur vos pré­oc­cu­pa­tions légitimes, le locataire peut faire appel à la com­mis­sion dépar­te­men­tale de conci­lia­tion. Cette démarche amiable, bien qu’elle ne dispose pas de valeur juridique, est gratuite et permet à un conci­lia­teur spé­cia­lisé d’aider à trouver une solution, par l’or­ga­ni­sa­tion d’une séance de médiation avec le pro­prié­taire et le locataire. A la fin de la séance, le conci­lia­teur rédige un avis résumant les arguments et les enga­ge­ments des deux parties.

    La dernière option, géné­ra­le­ment la plus pénible pour les deux parties, est de saisir le tribunal en portant plainte. En effet, le locataire doit saisir le juge des conten­tieux de la pro­tec­tion (CDC) qui va statuer en droit sur le litige présent. Pour ce type de démarche, le recours à un avocat n’est pas obli­ga­toire, mais il est fortement recom­mandé en raison de la com­plexité de la législation.

    Si vous en arrivez jusque là, pensez à récupérer toutes les preuves possibles avec l’aide de votre avocat (photo de l’ap­par­te­ment, état des lieux, témoins, expertise…) pour assurer votre défense. La procédure est géné­ra­le­ment longue et coûteuse, réfléchissez-​bien en famille avant d’emprunter cette voie.

    Bonne chance à vous !

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