Micro-​trottoir : « Combien d’heures par jour utilisez-​vous votre téléphone portable ? »

©Ismail Otmani

Je risque de ne pas avoir le bac… 

Élise, 18 ans, terminale (9 h par jour)

Je pense que ça impacte surtout mon travail. Sur les 9 heures, j’en passe presque 7 uni­que­ment sur TIk tok. Je lance une seule vidéo pour me détendre au début de mes révisions, et je reste scot- chée devant mon écran toute la nuit pour au final être trop fati- guée pour tra­vailler. Ma mère me confisque souvent mon téléphone mais je le récupère en cachette. Je sais que je dois réduire mon temps d’écran sinon je risque de ne pas avoir le bac.

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Un téléphone n’est qu’un téléphone

Françoise, 64 ans, retraité (2 h par jour)

J’utilise très peu mon télé- phone. Au final, je suis même surprise d’avoir autant de temps d’écran. C’est mon fils qui me l’a offert pour mon anni­ver­saire. Il est parti étu- dier au Canada alors la seule chose qu’il m’a apprise, c’est la manière de faire un appel vidéo. Ça me permet de le voir plusieurs fois par semaine. Je ne sais rien faire d’autre.Pour moi, un téléphone n’est qu’un téléphone, rien de plus.

@Ismail Otmani

Je ne peux pas m’en passer..

Salma, 31 ans, influen­ceuse (14 h par jour)

Je suis surprise d’avoir autant d’heures d’utilisation. Mais en réalité, avec mon métier, je ne peux pas m’en passer. J’ai constam­ment peur de ne pas être à jour sur les der- niers pla­ce­ments de produits et je suis en contact avec mes abonnés quasiment toute la journée. Si mon téléphone se décharge, je me sens immé- diatement angoissée et je ne conçois pas l’idée de pouvoir réduire mon temps d’écran.

©Ismail Otmani

Il n’impacte pas ma vie ..

Sébastien, 41 ans, coach sportif (4 h par jour)

Je ne pense pas à mon téléphone quand je travaille. Avant, j’étais télé­com­mer­cial et j’en étais devenu malade. Alors aujourd’hui j’ai un métier qui me permet d’être constam­ment en mouvement. D’ailleurs, à part les appels pro­fes­sion­nels, la seule uti­li­sa­tion de mon téléphone c’est le le soir en rentrant du travail. Je laisse mes deux petits garçons jouer avec. Il n’impacte pas ma vie, et c’est bien mieux comme ça.

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