Plus

    Derniers articles

    Après sept ans d’absence, Linkin Park fait son grand retour !

    Cela faisait sept années que le groupe de rock...

    Entrepreneuriat : la magie de la seconde main

    L’industrie textile est une des plus polluantes. Dans un...

    Daniel Bouwet, dernier survivant du « train de Loos », s’éteint à 98 ans

    Avec le décès de Daniel Bouwet, survenu le lundi...

    #3 – Travailler à Riyad : quand les Français relèvent le défi saoudien

    Riyad, la capitale saou­dienne en pleine effer­ves­cence, attire de plus en plus de talents français prêts à relever le défi d’une expé­rience pro­fes­sion­nelle dans un envi­ron­ne­ment méconnu, souvent cari­ca­turé. Témoignages de Salma, business manager de 30 ans, et Mohamed, jeune res­pon­sable com­mer­cial de 23 ans. 

    Les moti­va­tions de départ

    « Ma moti­va­tion première a été de rejoindre mon mari qui tra­vaillait déjà à Riyad ». C’est ce qu’af­firme Salma, pour qui, s’ins­tal­ler en Arabie saoudite, émane avant tout d’une décision per­son­nelle. Or, cela ne pouvait se faire sans une condition : trouver un poste lui per­met­tant de s’épanouir pro­fes­sion­nel­le­ment. Mohamed, quant à lui, a ini­tia­le­ment postulé pour un travail au Qatar, mais une oppor­tu­nité inespérée l’a conduit à Riyad. Ce qu’il découvre alors dépasse ses attentes. « Riyad est une ville en pleine crois­sance, un terrain de jeu idéal pour les jeunes ambitieux prêts à apprendre et évoluer rapi­de­ment », s’exclame t‑il.

    Les deux Français partagent une certitude : l’Arabie saoudite offre des condi­tions de vie et des pers­pec­tives d’avenir souvent meilleures que celles de la France. Pour eux, le retour au pays d’origine n’est pas envisagé. Effectivement, l’un des points les plus marquants de leurs témoi­gnages, est la confiance accordée aux jeunes dans la réa­li­sa­tion de projets. En pleine trans­for­ma­tion avec la Vision 2030, impulsée par le prince héritier Mohammed ben Salmane, l’Arabie saoudite cherche à diver­si­fier son économie. C’est pourquoi, « les entre­prises accordent peu d’importance à l’âge ou à l’expérience. Elles cherchent des profils motivés. Ce qui en fait une terre neuve pour celles et ceux qui sou­haitent se chal­len­ger », explique le jeune res­pon­sable com­mer­cial. Tout le monde semble y avoir sa chance, homme comme femme, expé­ri­menté comme jeune diplômé.

    « Le stress à Riyad est bien moindre qu’en France »

    Le passage du système français à l’environnement saoudien demande une certaine flexi­bi­lité. Salma évoque des horaires dif­fé­rents, l’absence de coti­sa­tions pour la retraite, mais aussi une hié­rar­chi­sa­tion des talents qui favorise les Saoudiens. « Il faut s’adapter rapi­de­ment pour trouver sa place », affirme t‑elle. Toutefois, cela est atténuée par la culture locale qui valorise l’expérience inter­na­tio­nale. Salma et Mohamed s’accordent à dire que leur expertise acquise en Europe est un atout. Les Saoudiens appré­cient les méthodes struc­tu­rées et la capacité des étrangers à vul­ga­ri­ser des concepts complexes.

    Par ailleurs, Mohamed, de son côté, note une dif­fé­rence majeure dans le rapport au travail : « Ici, le stress est bien moindre qu’en France, ce qui change pro­fon­dé­ment la dynamique » et par consé­quent, les rapports humains. En témoigne Salma qui se dit être agréa­ble­ment surprise par le respect accordé aux femmes « dans les sphères pro­fes­sion­nelles et non-​professionnelles ».

    « Les Saoudiens ne veulent pas être consi­dé­rés comme des vaches à pétrole »

    Contrairement aux idées reçues, Riyad n’est pas uni­que­ment un hub pétrolier où les inves­tis­seurs étrangers affluent sans entraves. Au contraire, Mohamed explique à Contrepoint que la sou­ve­rai­neté est une priorité pour les Saoudiens : « Ils exigent des achats 100 % locaux et pri­vi­lé­gient les entre­prises implan­tées dans le pays. Les Saoudiens ne veulent pas être consi­dé­rés comme des vaches à pétrole ».

    Les marchés restent néanmoins en devenir. Salma et Mohamed décrivent un envi­ron­ne­ment où les décisions stra­té­giques manquent parfois de maturité, mais où l’expérimentation est la norme : « Ils essaient, se trompent, puis recom­mencent sur de nouvelles bases », observe le jeune homme. Ainsi, l’avenir n’appartiendrait plus à ceux qui se lèvent tôt, mais à ceux qui osent se réinventer.

    Que conseillerez-​vous aux Français tentés par Riyad ? 

    Avant de franchir le pas et de s’installer à Riyad, Salma insiste sur la nécessité de bien préparer son projet, en veillant à « bien choisir son entre­prise et à lire atten­ti­ve­ment son contrat de travail ». Elle recom­mande également de visiter le pays en amont, afin de « s’assurer que l’environnement – logement, embou­teillages, chaleur – soit com­pa­tible avec son mode de vie ».

    Mohamed, lui, précise que bien que le marché saoudien soit encore en déve­lop­pe­ment, la jeunesse et la rapidité des décisions ouvrent des pers­pec­tives inté­res­santes. Riyad serait ainsi « une excel­lente option pour ceux qui recherchent des défis et sou­haitent évoluer rapi­de­ment ».

    (Fin)

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera...

    Contrepoint n°36

    Cinq ans plus tard, les souvenirs du premier confi­ne­ment restent dans les esprits

    Cinq ans après le début de la crise sanitaire et du confinement lié au covid-19, les étudiants se rappellent encore de cette époque qui...

    Brevet des collèges, le dernier de la classe

    L’obtention du brevet en classe de troisième ne sera finalement pas obligatoire pour passer en seconde, a annoncé le ministère de l’Éducation ce vendredi...

    Le service civique, un tremplin pour la jeunesse

    Lancé il y a 15 ans, le service civique attire de plus en plus de jeunes. Accessible aux 16-25 ans, et jusqu’à 30 ans...