Plus

    Derniers articles

    Financer son permis grâce au CPF c’est offi­ciel­le­ment fini

    Cofinancement obligatoire pour les salariés, accès limité au permis...

    LOL 2 : quand la suite d’un succès se perd dans les clichés

    Dix-sept ans après le phénomène LOL, Lisa Azuelos revient...

    Vrai ou Faux : la Révolution française est-​elle le fruit d’une crise économique ?

    Alors que les récentes manifestations en Iran ont relancé...

    Anxiété chez les jeunes : un relais de crois­sance pour les labos pharmaceutique ?

    Face à l’anxiété qui s’accentue chez les jeunes, des médi­ca­ments délivrés sans ordon­nance à des­ti­na­tion des jeunes génèrent des profits colossaux. Mais ces médi­ca­ments en libre accès éloignent parfois les patients de thérapies plus efficaces.

    En France, les jeunes sont près de 41 % à être touchés par des troubles de l’anxiété selon la récente étude de l’université de Bordeaux. Ce trouble mental courant reste toutefois un bon levier marketing pour les groupes phar­ma­ceu­tiques. Au comptoir des phar­ma­cies, « des remèdes miracles » sont délivrés sans ordon­nances et pro­mettent des grandes vertus (réduction de l’anxiété, meilleure concen­tra­tion…). Ces produits qui ne sont pas des produits anxio­ly­tiques – délivrés sous ordon­nance – sont consti­tués de vitamines, de minéraux et de plantes. « La publicité de ces trai­te­ments peut créer une per­cep­tion exagérée du danger de l’anxiété et inciter les jeunes à se médi­ca­li­ser pour des symptômes normaux », explique Jeanne Bounamar, psy­cho­logue cli­ni­cienne. L’industrie phar­ma­ceu­tique ne s’y trompe pas : les jeunes repré­sentent un marché juteux. En France, en 2023, il a atteint une valeur globale de 240 millions d’euros selon l’Ipsos*. Ces groupes ne lésinent pas sur les moyens pour atteindre leur cible. Des stra­té­gies marketing offen­sives et ciblées sont déployées. 

    Des pratiques marketing res­pon­sables et éthiques ? 

    Publicités télé­vi­sées, campagnes sur les réseaux sociaux, spon­so­ring d’é­vé­ne­ments étudiants, rien n’est laissé au hasard pour influen­cer cette géné­ra­tion. « Je consom­mais des médi­ca­ments qui appa­rais­saient dans mes publi­ci­tés Instagram. Mais j’ai rapi­de­ment développé des effets secon­daires comme la fatigue, la prise de poids et la perte de libido », partage Clara, étudiante à Lille. Les jeunes cherchent souvent des remèdes qui agissent rapi­de­ment, quitte à délaisser les consul­ta­tions chez les psy­cho­logues. Pour Jeanne Bounamar, « ces groupes phar­ma­ceu­tiques ont un intérêt financier à dis­cré­di­ter les alter­na­tives natu­relles aux médi­ca­ments anti-​anxiété, comme la thérapie ou la médi­ta­tion. » Docteur en recherche pour le groupe phar­ma­ceu­tique Sanofi, Dr Mawalou, explique que cette réticence envers les groupes « Big Pharma » est infondée : « Il faut arrêter de voir les grands groupes phar­ma­ceu­tiques comme les démons de ce monde. […] Nous essayons de trouver un équilibre entre informer les gens et les empêcher de sur­mé­di­ca­li­ser. Chez Sanofi, on a d’ailleurs mis en place des codes de conduite stricts pour garantir que nos pratiques marketing sont res­pon­sables et éthiques. » Ces remèdes sont consommés par les jeunes afin de traiter des problèmes passagers. Mais lorsque le problème persiste, ils ne doivent pas exclure une consul­ta­tion chez un pro­fes­sion­nel de santé. 

    *Ipsos : spé­cia­liste mondiale du sondage marketing sur l’opinion et la recherche sociale

    La drôle d’histoire de Teddy bear, l’ours en peluche

    Tout doux, marron, blanc ou même recousu, l’ours en...

    L’insécurité routière, un phénomène en hausse qui inquiète les Lillois

    À Lille, la mort tragique du jeune Mathis, fauché...

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux...

    Contrepoint n°43

    L’insécurité routière, un phénomène en hausse qui inquiète les Lillois

    À Lille, la mort tragique du jeune Mathis, fauché par un conducteur suspecté d'avoir consommé du protoxyde d'azote en novembre dernier, a profondément choqué...

    Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : une mission impossible ? 

    À partir de septembre 2026, l’accès à certains réseaux sociaux sera fermé aux moins de 15 ans. Pensée comme une réponse aux inquiétudes sur...

    À Lille, des com­mer­çants qui souffrent et des clients de plus en plus rares

    Depuis début 2026, de nombreux commerces lillois ont fermé leurs portes. Un chiffre qui allonge la liste des locaux vacants du centre-ville. Les vitrines...