Brouillard et verglas en Hauts-​de-​France, les deux bêtes noires des usagers de la route

Cela fait plusieurs jours que le froid frappe à nos portes. Températures négatives, neige, verglas, brouillard… des condi­tions météo­ro­lo­giques qui mettent en dif­fi­culté conduc­teurs et piétons. Alors qu’une grande partie du ter­ri­toire français est placé en vigilance jaune « grand froid », les Lillois eux, tentent vaillam­ment d’y faire face.

Samedi 11 janvier, aux alentours de 21h, un énième accident survenait sur l’au­to­route A 21 à hauteur de Loos-​en-​Gohelle, à une trentaine de minutes de Lille. Un caram­bo­lage impli­quant dix-​sept véhicules, soit trente-​six personnes, provoqué par des plaques de verglas. Plus de peur que de mal : les secours n’ont identifié que trois blessés légers. Mais l’ap­pré­hen­sion, le stress et la peur de glisser sont bien présents dans l’esprit des Lillois.

Prudence derrière le volant

Gwendydd, étudiante à l’Université Catholique de Lille, est de celles qui préfèrent prendre leurs pré­cau­tions. « En cas de verglas, je préfère ne pas prendre ma voiture. Elle n’est pas adaptée à ces condi­tions météo­ro­lo­giques… je risquerai vraiment d’avoir un accident. À la place, je marche ou je prends les trans­ports en commun ».

L’étudiante n’est pas la seule à laisser son véhicule dans son garage. Les auto-​écoles s’a­daptent, elles-​aussi. « Nous n’avons rien changé au niveau des leçons en voitures, mais pas mal d’examens ont dû être annulés » explique Margaux, secré­taire d’une auto-​école située dans le quartier Vauban. « Nous avons aussi suspendu les cours de moto. Il y a trop de courants d’air et de verglas sur la piste… c’est dangereux pour les deux-​roues. Sans compter que l’élève est seul sur sa moto. Le moniteur le suit dans une voiture, mais il ne peut pas inter­ve­nir sur le véhicule de l’élève en cas de nécessité » précise-t-elle.

« J’ai glissé plusieurs fois »

S’éloigner du volant et préférer les trottoirs… une stratégie qui peut tout aussi bien se retourner contre nous, dans des moments d’i­nat­ten­tion. « J’ai déjà glissé plusieurs fois, depuis que le verglas s’est installé » s’amuse Chloé, diplômée en psy­cho­lo­gie depuis peu. Chez elle, à Tourcoing, les routes ne sont pas autant emprun­tées qu’à Lille. Le passage des voitures ne suffit donc pas à libérer la voie publique. « Il reste encore des zones avec de la neige. Et chaque jours, le gel se renou­velle. Donc ça glisse ! ».

Selon Météo France, le gel et le froid conti­nue­ront de toucher les Hauts-​de-​France ces prochains jours.

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