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    Inflation : les épiceries étu­diantes fortement sollicitées

    Ce n’est un secret pour personne. De nombreux étudiants sont concernés par la précarité. La situation ne s’arrange pas du fait de la hausse massive des prix. Les épiceries soli­daires lilloises sont en première ligne pour aider les étudiants.

    Avec l’inflation, certains étudiants ne peuvent plus se permettre de se nourrir comme aupa­ra­vant : « Avant je me faisais plaisir. Maintenant, je suis obligé de res­treindre mes envies » confie Inès, une étudiante en socio­lo­gie rencontré dans la rue Meurein. D’autres sont obligés de manger moins car ils doivent faire attention à leur porte-​monnaie : « L’inflation m’a forcé à changer mon ali­men­ta­tion. Aujourd’hui, on peut devenir végé­ta­rien non pas par choix mais par soucis d’économie » affirme Théo en master relations inter­na­tio­nales. L’augmentation du prix des aliments est sans pré­cé­dente, estimée à hauteur de 10% et plus selon les marchandises.

    Face à cette inflation les étudiants dans le besoin n’hésitent plus à franchir les portes des épiceries soli­daires étu­diantes. Nous en avons rencontré deux : l’Agoraée, qui se situe près du stade Pierre Mauroy et la Moulinerie, situé sur le campus Moulin de l’Université de Lille.

    Plusieurs solutions face à la hausse des demandes

    Elles sont unanimes, les demandes ne cessent d’augmenter : « Les files d’attentes devant les banques ali­men­taires, ce n’est pas une légende. Et avec cette inflation, on a constaté une sur­de­mande, il s’agit d’un réel problème » déplore Clairane Dufour, pré­si­dente de l’Agoraée.

    Ces épiceries ne se contentent pas uni­que­ment de vendre des produits à bas prix pour aider les plus démunis, elles conseillent aussi leurs jeunes clients pour éco­no­mi­ser davantage : « On met en place des ateliers de cuisine, avec des recettes simples, pour permettre aux néces­si­teux de mieux manger sans se ruiner » souligne Yohan Dos Santos, président de la Moulinerie

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